Semaine africaine des sciences : le continent à l’heure scientifique !

par / Aucun commentaire / 27 juin 2017

La WANATeam présente la première édition de la semaine africaine des sciences. Pour sa première édition, une grande première pour le monde de la science africaine, cet événement a lieu tout le mois de juin dans 13 pays du continent. Le but de cette initiative est de faire prendre conscience au grand public comme aux acteurs gouvernementaux que les sciences ont un rôle majeur à jouer dans la progression et le développement du continent. Cette initiative est organisée par le Next Einstein Forum (NEF), une initiative lancée en 2013 par l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS), en partenariat avec la Robert Bosch Stiftung.

Quels sont les pays hôtes de cette semaine africaine des sciences ?

Pour cette première édition, la Semaine africaine des sciences a lieu dans 13 pays : Soudan, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Afrique du Sud, Cameroun, Côte d’Ivoire, Kenya, Malawi, Mali, Maroc, Nigeria, République du Congo. Mais, d’ici 2020, l’événement devrait s’élargir à l’ensemble des 54 pays du continent.

Une semaine africaine des sciences aux dates alternées dans le continent

En raison du Ramadan, qui s’est terminé dimanche dernier, la semaine africaine des sciences n’a pas lieu au même moment dans chaque pays africain. En effet, l’événement a déjà eu lieu au Soudan et au Rwanda et s’est tenu du 10 au 18 juin au Sénégal, du 17 au 20 juin en Tanzanie, du 27 au 30 juin au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Malawi, au Mali, au Maroc, au Nigeria, au Congo-Brazzaville et en Afrique du Sud. Comme ça tous les principaux pays d’Afrique pourront profiter de cette semaine des sciences, pour les prochaines éditions les organisateurs prévoient d’élargir cet événement sur les 54 pays du continent.

Qui sont les ambassadeurs du projet ?

Cinquante-quatre ambassadeurs du NEF (un par pays) qui ont pour tâche d’organiser la semaine africaine des sciences dans leur pays, avec le soutien des universités locales, des secteurs public et privé. « Ce sont des nationaux, jeunes  moins de quarante ans dynamiques. Ils ne sont pas tous doctorants. Ils ont été sélectionnés pour leurs qualités de leadership dans le domaine des sciences », explique Youssef Travaly docteur en science des matériaux.

Parmi ces ambassadeurs, nous pouvons citer Assane Fall, ambassadeur du NEF pour le Sénégal ou encore Amna Abdalla Mohammed Khalid, représentante du Soudan, docteur en nanotechnologie à l’université de Trieste en Italie et qui poursuit ses recherches sur le cancer en Allemagne ou encore Obin Guiako, informaticien de formation et fondateur du Baby Lab , un atelier de nouvelles technologies à destination des enfants, représente la Côte d’Ivoire.

Quelles activités et thématiques peut-on trouver lors de cette semaine des sciences ?

Pour faire comprendre au grand public et aux acteurs gouvernementaux l’importance des sciences, le NEF organise des tables rondes sur le thème de la gouvernance, des femmes ou encore de l’économie digitale. D’autres activités ludiques destinées au grand public, sont également prévues comme à Kigali en début de semaine où une rue piétonne a été convertie en laboratoire géant, où les curieux ont pu assister à des expériences de physique et de chimie.

L’Afrique arrive dans une période de transition où peu à peu elle prend conscience que tous les secteurs doivent être étudiés pour faire de l’Afrique un continent de progrès dans tous les domaines importants au développement d’un continent et les sciences font parties de ces domaines charnières au développement. Nous pouvons sans nous tromper dire que nous reverrons l’année prochaine une nouvelle édition de la semaine africaine des sciences.

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