D’Banj, la superstar nigériane encore méconnue en France

par / Aucun commentaire / 26 août 2016

Vous connaissez sans doute ses morceaux mais l’artiste D’Banj, lui, n’a pas une renommée à la hauteur de son talent en France.

Preuve à l’appui, nous pouvons d’emblée noter l’absence de sa page Wikipédia en français. WANA n’est pas non plus exempt de tout reproche, car il est également absent de nos volets 1 et 2 des meilleurs artistes africains ! Une (énorme) faute que nous allons tenter de rattraper en rendant un bel hommage au natif de Zaria, au Nigéria.

Des débuts qui laissaient entrevoir une belle carrière

D'Banj 2005

D’Banj et son instrument fétiche, l’harmonica !

Né en 1980, D’Banj n’est pas un talent précoce comme c’est le cas de Davido et Wizkid, ou comme de plus en plus d’artistes de nos jours. En effet, sa carrière débute véritablement en 2005 avec son premier album intitulé  No Long Thing avec comme single phare « Tongolo ». Un titre au style hip-hop dont la réalisation du clip a été payée par la mère de D’Banj !

Le producteur de cet album ne fut autre que Don Jazzy, avec qui D’Banj faisait équipe au sein du label d’enregistrement Mo’Hits. Cet album et ce titre lui ont permis de se révéler au grand public, mais aussi de rafler quelques récompenses dans des catégories de « révélation de l’année » entre 2005 et 2006. D’Banj marque les esprits en remporter notamment le titre « d’artiste masculin le plus prometteur de l’année » aux Kora Awards 2005.

La confirmation, puis l’entrée dans une autre dimension

En 2008 et toujours sous la houlette de Don Jazzy, D’Banj sort son troisième album studio intitulé The Entertainer où l’on retrouve des singles tels que  « Suddenly », « Gbono Feli Feli » ou encore Fall in Love, son premier morceau à dépasser le million de vues sur Youtube.

Dapo Oyebanjo, de son vrai nom, s’impose alors comme un des artistes R’n’B incontournables au Nigéria.

Mais cela ne suffit pas au « Koko Master » qui veut se faire un nom dans le continent africain, voire dans le monde.

Pour cela, il décide en Juin 2011 de rejoindre le label G.O.O.D Music dirigé par…Kanye West ! C’est cet événement qui marquera la fin de Mo’Hits, avec la séparation entre D’Banj et son mentor Don Jazzy, qui créera dans la foulée le fameux label Mavin Records accompagné d’autres anciens membres de Mo’Hits ; à savoir Dr Sid, D’Prince et Wande Coal.

Oyebanjo décide, de son côté, de créer son propre label intitulé DB Records.

Dans les mois qui suivent, D’Banj sort LA chanson africaine de l’année 2012 avec « Oliver Twist ». Un morceau qui marquera à la fois une évolution musicale, avec un style un peu moins centré R’n’B et plus orienté afro-pop ainsi qu’un instrumental novateur et en avance sur l’époque ; mais aussi une évolution au niveau de la réalisation, avec un clip d’une grande qualité dans lequel figurent Big Sean et Kanye West !

L’impact de ce tube, qui a dépassé les 39 millions de vues sur Youtube, n’est pas négligeable. C’est sur un remix de cette chanson que s’est révélé le rappeur franco-marocain Lartiste, qui comme vous le savez désormais est un adepte de rythmes africains.

D’Banj, une régularité à toute épreuve

Ces dernières années encore, D’Banj a connu pas mal de succès avec des titres comme « Knocking on my door », « Bother You », ou encore « Feeling The Nigga » dont le remix avec Akon est également une réussite.

Oyebanjo a commencé fort l’année 2016 avec « Emergency » dès le mois de février, puis ont suivi « Breaking News » et « Superstar ». Dans le dernier morceau cité, le Nigérian retrace le parcours de sa (grande) carrière et impressionne avec son armoire à trophées dans lequel figure notamment son « Best International Act » aux BET Awards 2011 et ses trophées glanés aux MTV Europe Music Awards dans la catégorie « Best African Act » en 2007 et en 2012. Une seule chose à ajouter chapeau l’artiste !

Suivez D’Banj sur Facebook, Twitter et Instagram.

Laisser un commentaire