WANAWeek : ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine !

par / Aucun commentaire / 23 septembre 2019

Aujourd’hui dans WANAWeek : le FIFF Cotonou 2019, le Comic Con Africa 2019 en Afrique du Sud et le décès de El Hadji Samba Diabaré Samb au Sénégal.

Le Festival international des films de femmes à Cotonou

Le Festival international des films de femmes de Cotonou (FIFF Cotonou 2019) est rentré en gare le 17 septembre dernier. La capitale béninoise a vécu au rythme du 7e art, mais surtout du 7e art au féminin, pendant cinq jours. Cinq jours de découvertes, d’échanges, de formation et de distinction avec sa marraine de choix, la célèbre actrice-réalisatrice-productrice ivoirienne Akissi Delta.

C’est la Marocaine Aisha Jabour et son film « Au-delà de ce mur » qui est repartie avec l’Amazone d’or. Organisée par l’Association EcranBenin, celle ci s’est lancée dans une quête de promotion des réalisatrices africaines et de toutes perspectives et initiatives pouvant les accompagner dans leurs activités.

Le Comic Con Africa 2019 à Johannesburg

Portant capes, masques, oreilles d’elfes en pointe et spectaculairement maquillés, des fans de BD se sont réunis ce week-end dans la plus grande ville d’Afrique du Sud pour la deuxième édition de l’évènement Comic Con Africa. Vêtus comme leur super-héros préféré, les “cosplayers” se sont promenés dans un centre des congrès de Johannesburg, où ils ont rencontré des écrivains, des illustrateurs et d’autres passionnés.

Parmi les invités d’honneur de cette année figure Loyiso Mkize, un artiste à l’origine du premier super-héros d’Afrique du Sud. Son histoire illustrée en trois volumes de “Kwezi” – un garçon de 19 ans qui découvre qu’il a des superpouvoirs – a été un succès dans le pays. “La base de fans a grossi pour atteindre des dizaines de milliers de personnes”, a-t-il dit à l’AFP. “C’est un exploit incroyable, surtout pour une industrie en Afrique du Sud où nous pensions qu’il n’y avait pas d’industrie” de la bande dessinée.

Disparition d’un “trésor humain vivant” au Sénégal

Le musicien, chanteur traditionnel et doyen des musiciens ouest-africains El Hadji Samba Diabaré Samb s’est éteint samedi 21 septembre à l’âge de 95 ans. Surnommé « baayu ndaanaan yi » (le père des artistes en wolof), il avait été classé « Trésor humain vivant » par l’Unesco en 2006.

Selon Ibrahima Wane, le musicien Samba Diabaré Samb a marqué plusieurs générations d’artistes ouest-africains : “Ce qui fait que ses œuvres, ses récits et ses chants sont devenus aussi des éléments de construction de la mémoire collective. Ce sont également les œuvres qui vont donner plus tard dans les années 1968 à 1970 la matière qui va permettre de construire la musique contemporaine africaine, la musique populaire d’aujourd’hui : Youssou N’Dour, Baaba Maal, Salif Keïta, Mory Kanté. Pour construire des œuvres africaines et rompre avec cette tendance qui consistait à reprendre la musique afro-cubaine ou la musique noire américaine, ces musiciens se sont inspirés essentiellement de ces classiques dont Samba Diabaré Samb et ses pairs étaient les détenteurs “.

Rendez vous la semaine prochaine pour d’autres brèves d’actualité dans WANAWeek !

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