WANA Hall of Fame : le mur de la gloire de nos rédacteurs ! (Part 3)

par / Aucun commentaire / 7 août 2019

A l’occasion de notre anniversaire, la rédaction de wanacorp.fr vous propose durant ce mois son WANA Hall Of Fame. Un recueil des moments forts qui ont marqué notre équipe sur le site et dans l’Histoire du continent africain. On poursuit notre série avec l’un des rédacteurs en chef Rudolph LAWSON.

Ton article préféré sur le site ?

J’ai symboliquement choisi cet article car c’est celui qui m’a définitivement fait entrer dans la WANATeam. Mon deuxième seulement. A ce moment-là j’écrivais en tant que « guest », raison pour laquelle mon nom figure à la fin de l’article. L’idée m’a été proposée par le co-fondateur Gilchrist LAWSON, connaissant mon appétence pour l’Afrobeats et après s’être rendus compte ensemble que cette mouvance était passée dans une autre dimension, notamment sous l’impulsion des artistes nigérians, objet de mon tout 1er article sur WANACorp un mois plus tôt.

Ce classement est rapidement devenu un incontournable du site en battant des records. Le premier à atteindre 10 000 lectures. Et il est encore aujourd’hui l’article le plus populaire du site avec plus de 35 000 cliques. Les interviews des grands Serge Beynaud ou encore Wally Seck ne font pas autant, c’est dire l’ampleur de cet article. Celui-ci nous a fait prendre conscience pour la première fois que nous étions capables à la fois de toucher le monde entier et de se mettre au niveau des grands médias. D’où sa place dans mon WANA Hall of Fame. De plus, cet article en a inspiré d’autres comme « Les 10 meilleurs artistes marocains du moment » écrit par Redha ZINI dont nous sommes également fiers.

Ton exploit sportif WANA préféré ?

Si pour certains membres de la rédaction et également pour ma part, ces Jeux Olympiques de Rio n’ont pas réellement été au niveau aussi bien sur le plan sportif, que sur le plan émotionnel et même sur l’héritage laissé à la ville de Rio ; un Africain est nettement parvenu à sortir du lot. Il s’agit du coureur Sud-Africain Wayde Niekerk. Comme expliqué par Gilchrist LAWSON en évoquant l’exploit de David Rudisha à Londres quatre ans plus tôt, il s’agit de la course parfaite au moment parfait, à savoir dans un moment où la tension et l’attention atteint son paroxysme.

Avec ses 43 secondes et 3 centièmes, Van Niekerk a effacé des tablettes une autre légende, l’Américain Michael Johnson qui détenait depuis 1999 ce record que l’on pensait imbattable (43,18 secondes). Le tout en courant « à l’aveugle » au couloir n°8 ! On se souvient lors de son sacre mondial à Pékin l’année précédente (43,48 secondes), qu’il avait terminé à bout de souffle. J’avais donc pensé à ce moment-là qu’il avait atteint le maximum de ses (très grandes) capacités. C’était mal le connaître. Il a signé LA performance de cette olympiade. Un record du monde africain en sprint. Chose que l’on avait plus vu depuis 1968. Une performance à peine croyable qui restera à jamais dans nos mémoires, car je pense que ce record ne sera pas battu de notre vivant.

Ton artiste WANA préféré ?

  • Fuse ODG (Angleterre-Ghana)

Je n’imaginais pas un Hall of Fame sans lui. Il s’agit là d’un clin d’œil aux fondateurs de WANACorp qui se sont notamment inspirés de Fuse ODG pour le nom de notre idée, puis de notre site Internet et enfin de notre association. « We Are New Africans » est venu après son mouvement T.I.N.A (This Is New Africa), qui consiste à exhorter les Africains à rassembler leurs communautés et à présenter une image positive au reste du monde. Une idéologie séante à notre identité qui est le message véhiculé par son 1er album éponyme sorti en 2014.

Une reconnaissance que nous n’avons pas manqué de souligner lors de la 1ère édition des WANAMusic Awards en 2015, où nous lui avons symboliquement attribué un prix d’honneur. Au-delà de cela, Fuse est l’artiste qui a principalement contribué au succès mondial de la musique ghanéenne en étant le fer de lance de la danse Azonto ; grâce notamment au titre du même nom sorti en 2011 avec Tiffany Owusu et surtout « Antenna » (2013). Le voir prester lors de la cérémonie de clôture de la dernière Coupe d’Afrique des Nations est tout sauf étonnant car dans la sphère Afrobeats (qui m’est chère), il fait partie des artistes qui, selon moi, symbolisent l’unité du continent.

Ta personnalité politique WANA ?

  • Ilwad Elman (Somalie-Canada)

Au tout début de l’année 2019, nous vous avions dressé le portrait d’Ilwad Elman, cette jeune activiste et militante sociale d’origine somalienne qui œuvre pour les droits de l’Homme. Outre ses actions, son histoire m’a dans un premier temps marqué. Son père Elman Ali Ahmed, grand entrepreneur social a été tragiquement assassiné alors qu’elle n’avait que 7 ans. Sa famille a migré au Canada 3 ans plus tard. Ilwad avait toujours son pays natal dans le cœur et dans l’esprit. C’est ainsi qu’elle reprit le flambeau de son géniteur.

Elle a notamment repris en main le centre Elman Peace pour les droits de l’Homme et a fait le choix de vivre en Somalie afin de s’engager au quotidien et sur le terrain pour aider les femmes et les jeunes enfants voulant sortir de la guerre civile. Son influence sur la jeunesse l’a emmené vers une nomination par le secrétaire général de l’ONU de l’époque Ban Ki-Moon en tant qu’experte-conseil pour la jeunesse, la paix et la sécurité (2016). Ajouté à cela ses distinctions obtenues de la part d’universités et de médias de renom et vous obtenez un parcours brillant et incroyablement inspirant à seulement 30 ans. Elle représente selon moi le présent et l’avenir de l’activisme en Afrique.

Ta découverte WANA favorite depuis 4 ans ?

  • Jacqueline Ngo Mpii (France-Cameroun)

La qualité de notre travail nous a permis de rencontrer une personnalité comme Jacqueline Ngo Mpii, fondatrice de Little Africa, une agence de promotion culturelle qui célèbre les arts et cultures de l’Afrique et de ses diasporas. De nouveau une initiative qui colle à notre état d’esprit. C’est donc tout naturellement que l’amitié s’est faite entre elle et notre équipe.

Yaqui, comme elle se fait surnommer, fait partie des premières personnes à avoir cru à notre projet et nous a fait l’honneur de nous offrir la première édition de son fameux City Guide Afrique à Paris, ce petit bouquin répertoriant les bonnes adresses africaines de la capitale. Elle nous a également convié à la grande soirée d’ouverture de la deuxième édition de celui-ci. J’ai particulièrement apprécié son hospitalité et sa simplicité. Enfin, par son intermédiaire, nous avons fait la rencontre de nombreux acteurs de la Nouvelle Afrique à l’instar de Maud Villeret, fondatrice de la marque Toubab Paris ; la chanteur Patricia Essong ou encore l’artiste pop art Fred Ebami. Ce sont toutes ces rencontres qui nous poussent à poursuivre notre travail et à continuer de montrer l’Afrique sous son meilleur visage.

Le Hall of Fame des autres rédacteurs :

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