WANA d’Or Football 2016 : Lionel Messi toujours au sommet !

par / Aucun commentaire / 8 décembre 2016

Notre rédaction a tranché : l’Argentin Lionel Messi se succède à lui-même pour le titre de WANA d’Or Football qui récompense notre meilleur joueur mondial de l’année 2016. L’occasion pour nos équipes de la WANATeam et du Libéro de saluer le génie du maitre à jouer du FC Barcelone et de l’Albiceleste, et ce en dépit d’un couronnement moins évident que l’année passée.

Incontestablement, remettre le WANA d’Or Football 2016 à Lionel Messi est la chose la plus agréable qu’il soit dans le football actuel mais également une décision très surprenante. On entend déjà les contestations qui s’élèvent contre ce choix, le choix d’un jury qui a voté en son âme et conscience au début du mois de novembre. Nous essaierons d’analyser au cours de cet article ce résultat qui, en plus de montrer l’orientation footballistique de notre panel, dénote malgré tout d’un suivi assidu et minutieux des performances au cours de cette année civile écoulée.

Le détail des votes

Lionel Messi est le SEUL joueur à avoir obtenu au moins une citation dans le top 5 chez chacun des onze jurés. Au terme d’un scrutin très serré, il l’emporte avec 4 points d’avance sur Cristiano Ronaldo et 6 sur Pepe. Luis Suarez termine 4e et le Français Antoine Griezmann complète ce quintet de gala.

Classement complet :

1-            Lionel Messi : 35 points (cité 11 fois parmi les votes)

2-            Cristiano Ronaldo : 31 points (9 fois)

3-            Pepe 29 points : (8 fois)

4-            Luis Suarez : 28 points (8 fois)

5-            Antoine Griezmann : 22 points (9 fois)

6-            Neymar Jr : 10 points (3 fois)

7-            Arturo Vidal : 5 points (3 fois)

8-            Gareth Bale : 3 points (2 fois)

9-            Robert Lewandowski : 2 points (1 fois)

10-         Luka Modric : 1 point (1 fois)

11-         Gianluigi Buffon : 1 point (1 fois)

Règlement :

Le vote a été effectué par les équipes de la rédaction de wanacorp.fr ajoutée à celle de la rubrique Le Libéro, un jury de 11 membres au total.

Chaque juré devait constituer un top 5 selon les joueurs de son choix (le vote est libre) pour désigner les meilleurs joueurs mondiaux en fonction de critères basés sur les performances sur le terrain sur l’année 2016.

Chaque vote désigne par ordre de mérite décroissant les cinq joueurs qu’ils ont estimé les plus méritants sur l’année civile écoulée.

Le 1er a eu 5 points, le 2e a eu 4 points, le 3e a eu 3 points, le 4e a eu 2 points, le 5e a eu 1 point.

En cas d’ex-aequo entre deux ou plusieurs joueurs, l’avantage est allé vers celui qui a été cité le plus de fois 1er parmi les votes.

En cas de nouvelle égalité, l’avantage est allé vers celui qui a été le plus de fois 2e parmi les votes et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on arrive à les départager.

Messi : Le meilleur…

messi-blond

Nous avions quitté un Lionel Messi stratosphérique en 2015, vainqueur de la Liga, de la Coupe d’Espagne, de la Ligue des Champions, de la Supercoupe d’Europe et du Mondial des Clubs, fort d’un bilan de 53 buts et de 27 passes décisives dont quelques merveilles face au Bayern Munich ou à l’Athletic Bilbao entre autres mais surtout on a pu constater un niveau d’influence et de domination sur le jeu incomparable à nul autre joueur. Messi a-t-il faibli en 2016 ? La réponse est clairement non.

Avec 50 buts inscrits cette année, avec ses lots de triplés, de doublés, de buts passés pour la postérité (comme ce penalty en deux temps réalisé avec son coéquipier barcelonais Luis Suarez), de passes décisives, de dribbles fantastiques, Messi a fait du Messi en démontrant en tous points qu’il était le joueur de football ultime : capable d’initier et de conduire –en même temps ! – une attaque, déclencher une action de but, créer le décalage, offrir le but et bien évidemment conclure des actions de haute volée par un but. Le tout avec son style caractéristique qui ravit les passionnés de ballon rond chaque semaine depuis plus de 10 ans.

Cette année 2016 a vu, encore plus que les autres années la mutation de Messi comme un joueur complet au sens premier des postes auxquels il excelle : à la fois numéro 7 (ailier droit), numéro 8 (milieu relayeur), numéro 9 (avant-centre), numéro 10 (meneur de jeu) et numéro 11 (attaquant de soutien) … et même parfois numéro 6 (milieu récupérateur) sur quelques bouts de match ! Une aisance technique et tactique incomparable qui lui permet de gérer les temps forts et faibles au cours d’une rencontre, tel un chef d’orchestre qui dirige sa symphonie. Qu’on se le dise, ces grands orchestres que sont le FC Barcelone et la sélection argentine jouent sous la baguette d’un prodige venu de Rosario. C’est en grande partie grâce à cette maestria que le Barça a de nouveau réalisé un doublé Coupe-Championnat (un double-double national quasi inédit !) et que l’Argentine a atteint en Copa America aux Etats-Unis sa 3e finale internationale consécutive, la 4e en moins de 10 ans. On retiendra cette saison l’aspect retentissant de son retour en sélection avec un but contre l’Uruguay et ce match de haute volée contre la Colombie, son récital contre le FC Séville (1-2) sans oublier son début de Ligue des Champions où il a marqué 9 buts en 5 matchs dont deux triplés face au Celtic puis face au Manchester City de Pep Guardiola. Magique Messi.

…. Mais pas le champion.

« Je suis le meilleur mais pas le champion, je suis le meilleur mais pas le champion, je suis le meilleur mais pas le champion… ». Ces mots constamment répétés à soi-même sont ceux de la Pulga lors de la cérémonie protocolaire qui l’a vu être nommé meilleur joueur de la Coupe du Monde 2014. 2016 a répondu en écho à cette affirmation car il a manqué quelque chose de solide pour rendre incontestable son sacre : une Ligue des Champions (où Barcelone est sorti en quarts de finale face à l’Atlético de Madrid) mais surtout cette défaite de SON Argentine aux tirs aux but face au Chili en finale de la Copa America du Centenaire.

Le FC Barcelone – et Messi avec lui- a été exceptionnel durant 9 des 10 mois de compétition de la saison 2015-2016 mais a connu un trou d’air entre la mi-mars et début avril qui a failli lui couter le titre de champion, l’a évincé d’un doublé européen au profit du Real Madrid et de son grand concurrent le Portugais Cristiano Ronaldo. Mais ne soyons pas dupes : si Leo quitte 2016 avec un goût d’amertume, ce sera à cause de sa sélection nationale où une fois de plus il a échoué à ramener un trophée au pays. Malgré une Copa où il a rayonné et dominé de la tête et des épaules jusqu’en finale, le (vrai) meilleur joueur de la compétition a raté sa tentative face à Claudio Bravo avant de devoir s’incliner.

On se souviendra de ses larmes d’enfant inconsolable et de sa fracassante annonce de retraite internationale de laquelle il s’est ravisé quelques semaines plus tard. L’ironie du sort a par ailleurs montré sa cruauté puisque quelques jours plus tard c’est un Cristiano Ronaldo meurtri par une blessure mais triomphant qui allait soulever pour son pays le trophée de champion d’Europe des nations au Stade de France.

Un vote portugais dispersé entre Cristiano Ronaldo et Pepe

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Comme depuis maintenant presque dix ans, lorsque le Maestro argentin n’est pas au sommet c’est l’autre Grand du football mondial qui aurait dû en profiter. Le Madrilène a été fidèle à sa réputation de buteur insatiable et de compétiteur hors pair cette année : il termine l’année civile avec 52 buts (au 8/12/2016) et en étant meilleur buteur de la Ligue des Champions 2015-2016 avec 16 buts (!). Mais ce qui va rester de cette année 2016 pour lui c’est ce « doublé européen » Ligue des Champions-Euro arraché au terme d’une saison très compliquée, commencée difficilement avec Rafael Benitez et terminée dans une (pragmatique) apothéose avec le novice Zinedine Zidane et le vieux routier Fernando Santos. On retiendra son triplé contre Wolfsburg (3-0) en quarts de finale de LDC, son but contre le Pays de Galles en demi-finale de l’Euro, son triplé lors du derby madrilène face à l’Atlético (3-0) il y a quelques semaines en championnat et cette célébration après le tir au but vainqueur face aux Colchoneros en finale de la Ligue des Champions à Milan.

epa05334850 Real's Cristiano Ronaldo celebrates after scoring during the penalty shootout of the UEFA Champions League Final between Real Madrid and Atletico Madrid at the Giuseppe Meazza stadium in Milan, Italy, 28 May 2016. EPA/PETER POWELL

C’est ce qu’aurait dû récompenser logiquement notre rédaction pour saluer la victoire d’un Cristiano meneur d’hommes, capitaine dévoué et décisif pour son club et son pays dans sa quête inlassable de trophées. Mais en regardant les performances de Cristiano Ronaldo sur cette année civile, nombreux ont été déçus par l’évolution du jeu de ce phénomène qu’est le Portugais qui selon eux se contente de satisfaire ses statistiques au détriment de son jeu d’équipe et de sa technique hors du commun d’il y a quelques années. Son absence lors des demi-finales de Ligue des Champions contre Manchester City, finale terne contre l’Atlético ainsi que son Euro en demi-teinte terminée sur civière en finale ont facilité le choix de certains jurés (de mauvaise foi ?) de ne pas le placer au top du classement voire de ne pas voter pour lui !

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D’autres ont voulu valoriser le parcours d’un autre Portugais qu’ils ont considéré comme le véritable artisan des victoires madrilènes et portugaises : le dénommé Képler Laveran Lima Ferreira dit « Pepe », symbole de ce Real et de ce Portugal besogneux mais durs au mal pour aller chercher la gagne. Comme Fabio Cannavaro – son mentor à son arrivée à Madrid – en 2006, Pepe a montré à l’Euro 2016 un niveau de jeu comparable à celui de son glorieux aîné dans ses interventions défensives, son placement et sa lecture de jeu. Il n’est pas étonnant qu’il soit parmi les meilleurs défenseurs du monde si ce n’est le meilleur du haut de ses 33 ans.

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Un sacre partagé donc mais dispersé au moment de faire les comptes individuellement et Messi en a profité lui qui a toujours trusté le top 5 de chaque juré, cette régularité a payé dans une année où la hiérarchie n’a pas semblé aussi claire qu’en 2014 et 2015. Une petite injustice pour Cristiano – qui se consolera sans problème avec un 4e Ballon d’Or France Football- et surtout pour Pepe, car on se plaint souvent que les défenseurs ne soient pas mis en valeur dans les médias et pour une rubrique appelée Le Libéro, récompenser un défenseur n’aurait pas été de trop. Nous verrons si l’année prochaine nous mettrons en place le “Prix Le Libéro” qui récompensera le meilleur défenseur de l’année, un prix original qui sera dans notre esprit. A suivre.

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Le (trop) sous coté Suarez

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Luis Suarez est le meilleur avant centre du monde à l’heure actuelle. Voilà qui est dit. Son année 2016 a été exceptionnelle sur le terrain, il a été le premier joueur depuis Diego Forlan en 2009 a avoir chipé le titre de Pichichi (meilleur buteur) de la Liga au duo Messi-Cristiano avec un total faramineux de 40 buts en 35 matchs. Mais Suarez c’est aussi un jeu fait de technique, d’altruisme – il a été avec Messi le co-meilleur passeur de la Liga avec 16 assists – de frictions et de ruses qui rendent ce joueur aussi atypique que excitant à voir jouer. Si le Barça a réussi le doublé national, c’est en grande partie grâce à lui car il a su relever son équipe lorsqu’elle commençait à laisser filer le titre en fin de saison. Les jurés ont voulu mettre en avant ce joueur, beaucoup trop sous évalué lors des remises de prix traditionnels, la faute sans doute à cette réputation de tricheur et de “Tyson” qui lui collent à la peau depuis ses frasques des dernières Coupes du Monde. “El Pistolero” aurait pu figurer encore plus haut dans le classement n’eut été son absence des terrains en Copa America avec l’Uruguay à cause d’une blessure le privant de disputer les deux premiers matchs qui ont précipité la chute dès le 1er tour de la Celeste. Son coéquipier du Paris SG Edinson Cavani n’y est pas étranger.

Les rendez vous manqués de Griezmann

La France a un incroyable talent : Antoine Griezmann ! Le joueur de l’Atlético de Madrid et de l’Equipe de France est le chouchou de notre rédaction. Rarement on a pu voir chez un attaquant français autant de “QI football”, une intelligence rare dans la construction du jeu et dans la finition. Colchoneros et Bleus doivent leurs beaux parcours respectifs à ce joueur de 25 ans qui a été décisif à maintes reprises cette année. On se souviendra de son doublé contre le Barça en quarts de finale de la LDC, de son but meurtrier face au Bayern Munich en demi-finale retour avec l’Atlético. Son parcours avec les Bleus notamment des huitièmes à la demi-finale de l’Euro 2016, où il a marqué un doublé contre l’Irlande, un but contre l’Islande et un fabuleux doublé face à l’Allemagne à Marseille, l’a propulsé parmi les joueurs de classe mondiale, s’octroyant le titre de meilleur buteur et de meilleur joueur de la compétition. Mais il y a ces deux finales perdues face au Real et au Portugal de Cristiano Ronaldo et Pepe… Il est indéniable qu’au moins un succès dans ces rencontres aurait donné le WANA d’Or au Français. Le Mâconnais a manqué ces rendez vous avec l’Histoire mais nous sommes optimistes à l’avenir s’il maintient un tel niveau de jeu : les titres collectifs et individuels ne devraient plus lui échapper.

 WANA d’Or Football 2016

  • Retrouvez la première liste des 11 joueurs nominés dans cet article !
  • Et la seconde des 5 finalistes dans cet article !

 L’Entraineur de l’année 2016.

 Prix Eusebio 2016

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