WANA d’Or Football 2015 : Messi, Touré et Sampaoli honorés

par / 7 commentaires / 30 décembre 2015

L’heure est aux bilans en cette fin d’année et le football ne déroge pas à cette règle dans notre équipe avec le WANA d’Or 2015. Férue de football et observatrice avisée, la rédaction WANA a voté tour à tour pour les meilleurs joueurs mondiaux de l’année, le meilleur entraîneur et bien entendu pour le meilleur joueur africain de l’année 2015. Voici les résultats en détail.

 

WANA d’Or Mondial

  1. Lionel Messi (FC Barcelone, Argentine)

Lionel-Messi

Le Patron est de retour ! Le meilleur parmi les meilleurs, le Maitre incontesté de cette année 2015 sur le plan footballistique c’est Lionel Messi. Il remporte nos suffrages à l’unanimité comme Thomas Muller l’an passé sur la page Facebook, notre WANA d’Or a fière allure devant tous ses dauphins.

On l’avait quitté soi disant sur le déclin en 2014 malgré son WANA de Bronze, La Pulga est revenue à son meilleur niveau cette année, et son ascension a été aussi irrésistible que spectaculaire. Comme à ses plus belles heures, il nous a régalés par ses dribbles déroutants, ses passes chirurgicales et surtout ses buts d’un autre monde (demandez aux défenses de Bilbao et du Bayern ce qu’elles en pensent !). Son replacement sur le côté droit pour évoluer avec ses compères de l’attaque barcelonnaise Suarez et Neymar a été le choix le plus bénéfique pour un Barça 5 étoiles (comme 5 titres glanés) sur l’année civile.

Et en plus de cela, il a marqué dans les sept compétitions où il a été aligné cette année avec le Barça ou l’Argentine devenant ainsi le premier joueur de l’Histoire à réussir cette performance hors normes.

51 buts toutes compétitions confondues, 26 passes décisives, le tout en 60 matches au 30 décembre 2015, aucun joueur n’a été aussi influent sur les terrains. Et ce ne sont pas sa Copa America en demi teinte (il finit meilleur joueur quand même) où il a mené ses troupes à bout de bras jusqu’en finale face au Chili ou encore sa blessure au genou qui l’a tenu éloigné du football deux mois à l’automne qui ont freiné sa reconquête. Plus que jamais lancé vers son 5e Ballon d’Or le 11 jamvier prochain, le maestro argentin a bien mérité sa distinction WANA !

 

 

2. Neymar da Silva (FC Barcelone, Brésil)

neymar

Le prodige brésilien est l’un des principaux artisans de la saison sensationnelle du FC Barcelone. Neymar a amplement contribué au titre de Champion d’Espagne, avec notamment 22 buts; mais aussi en Coupe d’Espagne et en Ligue des Champions, deux compétitions dans lesquelles le phénomène a terminé co-meilleur buteur avec respectivement 7 et 10 buts. En C1, Neymar a marqué le dernier but de la finale de Berlin au bout du bout du temps additionnel scellant la victoire de son club face à la Juventus.

Durant la saison 2015-2016, il est parvenu, avec ses coéquipiers, à glaner la Supercoupe d’Europe et la Coupe du Monde des Clubs. En dehors de cette année auréolée de multiples récompenses, le Brésilien a montré à la terre entière qu’il pouvait s’imposer comme le patron du FC Barcelone en l’absence de Lionel Messi sur blessure tout récemment.

Malheureusement, il ne s’est pas comporté comme tel avec sa sélection nationale du Brésil lors de la Copa America 2015, où il était pourtant attendu au tournant. Le capitaine s’est distingué d’une autre manière en adressant un coup de tête à un adversaire colombien. Il donc écopé de 4 matchs de suspension, et la Seleçao n’a pu faire mieux qu’un quart de finale sans lui. Même en cas de victoire, il aurait été difficile de faire mieux que cette 2ème place. Bravo tout de même à Neymar pour cette année quasi sans faute, probablement un WANA d’Or et un Ballon d’Or en puissance dans les années à venir.

3. Luis Suarez (FC Barcelone, Uruguay)

luis suarez

L’année 2015 du FC Barcelone est extraordinaire, notamment grâce à une ligne offensive de rêve. Dernier coup d’éclat en date, le FC Barcelone remporte la Coupe du Monde des Clubs face à River Plate 3 à 0, grâce au doublé du meilleur joueur de la compétition, Luis Suarez.

Première saison chez les Blaugrana réussie, son adaptation au club fut fulgurante, l’Uruguayen a su se fondre dans le collectif de sa formation. Son entente avec Messi et Neymar est presque surprenante, tant les très grands joueurs ont tendance à se marcher sur les pieds.

El Pistolero n’a jamais aussi bien porté son surnom que durant l’année écoulée. 46 buts inscrits toutes compétitions confondues. Des buts nombreux mais ô combien décisifs. En championnat on retiendra ses deux prestations durant les matchs face au Real Madrid de l’année 2015. Le but merveilleux du 2- 1 en mars et le doublé à Bernabeu en novembre dernier lors du 0-4.

Buteur en demi-finale de la Copa del Rey, que le FC Barcelone a remporté, buteur en Supercoupe de l’UEFA, que le FC Barcelone a remporté, double buteur en finale de la Coupe du Monde des clubs de la FIFA, que le FC Barcelone a en encore remporté, autant dire que Luis Suarez a largement contribué aux nombreux titres glanés par son club.

De son année 2015, on retiendra surtout son parcours en Ligue des Champions 2014/2015 ! Double buteur en huitième de finale aller contre Manchester City, double buteur en quart de finale aller contre le Paris Saint-Germain mais surtout buteur du 2-1*** (victoire 3-1 du FC Barcelone) contre la Juventus en finale de la Ligue des Champions, but décisif puisque il réduit à néant les chances des Turinois alors en train de faire douter Suarez et les siens. Durant les phases de groupes de la Ligue des Champions 2015/2016, Suarez est resté sur les mêmes bases puisque qu’il est l’actuel meilleur buteur de son club dans la compétition européenne avec 5 buts en 6 matchs.

On regrettera cependant son absence lors de la Copa America, on aurait aimé le voir avec sa sélection lui qui est souvent à la hauteur pour son pays.

 

4. Carlos Tevez (Juventus Turin puis Boca Juniors/Argentine)

tevez 2015

L’Apache a connu en 2015 une année pleine de rebondissements. La seconde moitié de la meilleure saison de sa carrière européenne, un retour aux sources gagnant à Boca Juniors et un retour en sélection argentine.

Lorsque Carlos Tevez signe à la Juventus Turin en 2013, on parle d’un pari risqué d’Antonio Conte. On craignait son caractère, son comportement mais le joueur s’est avéré être un grand professionnel. Sa première saison a permis d’effacer les doutes, sa seconde a permis à la Juventus de faire une des plus belles saisons de son histoire récente.

L’année 2015 de Tevez a connu deux phases, avec deux clubs, deux périodes fastes. Une demi-saison bianconera et une demi-saison argentine.

Avec la Juventus Turin, il est le leader offensif de l’équipe surprise de la Ligue des Champions 2014/2015. Avec pour bilan un titre de champion de Serie A, un titre de vainqueur de la coupe d’Italie et malheureux finaliste de la Ligue des Champions. Auteur de 20 buts en championnat, parmi lesquels des splendides mais surtout des décisifs comme au stade Olympique de Rome, en mars 2015, son coup-franc direct permet à la Juventus de conforter sa première place en championnat pour ne plus la quitter, Carlos Tévez est certainement le joueur le plus important de la saison pour la « Vieille Dame ». En Ligue des Champions, Tévez est également aussi prolifique que décisif. Triple buteur en huitième aller-retour contre Dortmund, buteur en demi-finale aller contre le Real Madrid et son caractère acharné est à l’origine du but de Morata en finale contre le FC Barcelone, un but qui a permis à la Vieille Dame de croire au titre.

Tévez s’est montré digne du n°10 de la Juventus et durant l’été 2015, il s’engage à faire de même avec un autre maillot floqué d’un n°10 de légende, celui de Boca Juniors. Et son bilan avec le club de Buenos Aires est aussi réussi. Apres un doublé coupe-championnat en Italie, il emporte un doublé en Argentine. Décisif en coupe, l’Apache est buteur en 32e, 16e, en quart et en demi-finale. Et décisif aussi en championnat, avec lui, Boca a remporté 83% de ses matchs (10/12) alors qu’avant sa signature, le club avait un ratio de «  seulement » 59% en 17 matchs. Ainsi, l’arrivée de l’Argentin dans son club de cœur a créé une dynamique qui a mené les Jaunes et Bleus tout droit vers le titre.

Entre ces deux périodes de clubs, Carlos Tévez a aussi retrouvé la sélection argentine, avec laquelle il atteignit la finale de la Copa America. On regrettera son faible temps de jeu même si le joueur qualifie les siens en demi-finale après son penalty victorieux dans l’interminable séance de tirs au but contre la Colombie.

5. Cristiano Ronaldo (Real Madrid/Portugal)

Cristiano-Ronaldo-Celebration

Il est parvenu de justesse à conserver son titre de meilleur buteur de la Ligue des Champions (10 buts, tout comme Messi et Neymar), mais il s’est particulièrement distingué en Liga en inscrivant 48 buts, faisant de lui le Pichichi pour la 3ème fois et le Soulier d’Or européen pour la 4ème fois. Le meilleur buteur sur l’année civile (57 buts) reste sur un rythme effréné en Ligue des Champions en établissant un nouveau record, avec 11 buts lors des phases de poule.

Notre WANA d’Argent 2014 a également réalisé l’exploit de détrôner l’immense Raúl au titre du meilleur buteur de l’histoire du Real Madrid. Mais les statistiques ne suffisent pas. L’absence de récompense sur le plan collectif a provoqué son éviction de notre podium mais il reste une figure incontournable du football mondial aux côtés de son rival de toujours Lionel Messi. On le retrouvera avec plaisir sur les pelouses françaises avec la Seleçcao portugaise lors de l’Euro 2016, sélection qu’il a, comme toujours depuis ses débuts, grandement aidé à se qualifier pour la grande compétition continentale. Restera t’il en France après l’Euro ? Le Paris SG lui fait les yeux doux avec insistance et le Portugais n’a pas exclu de finir sa carrière hors de la capitale espagnole. A suivre donc.

Egalement cités : Rakitic, Lewandowski, Muller, Vidal

Entraîneur de l’année

Jorge Sampaoli (Argentine, équipe nationale du Chili) 

jorge sampaoli

Le sélectionneur de l’équipe nationale du Chili est récompensé pour son coaching depuis trois ans à la tête de la Roja, lui qui a réussi à rassembler une génération dorée (Vidal, Sanchez, Bravo, Medel…) autour d’un projet fou : gagner la Copa America à la maison. Un projet réussit malgré une concurrence folle (Brésil, Argentine, Uruguay, Colombie…).

Déjà, le Chili était une des bonnes surprises de la Coupe du Monde 2014, éliminé aux tirs au but par le Brésil après un match fou, son parcours durant cette compétition a été de bon augure pour le tournoi qui allait suivre : la Copa América.

Jorge Sampaoli a réussi plusieurs exploits durant cette compétition. Tout d’abord, il fallait faire face à une pression populaire extraordinaire, chaque match de la Roja nous rappelait que le Chili était bel et bien le pays des volcans. Cette compétition à domicile était l’occasion rêvée pour le peuple chilien de soulever le premier trophée de leur histoire dans cette compétition après 37 participations.

Ensuite, il fallait faire jouer une équipe autour d’un Vidal bon mais en plein tourment, ce qui a permis à un Sanchez de prendre plus de responsabilités, à un Vargas étonnant d’être en feu (meilleur buteur de la Copa), à un Claudio Bravo sur un nuage de multiplier les parades et à la défense menée par un Medel des grands jours de faire preuve d’une solidité impeccable.

Pourtant des sceptiques doutent de la trace de Jorge Sampaoli sur ce formidable effectif,  pour les convaincre on parlera de la formation type utilisée par le Chili durant le tournoi.

Un 3-4-1-2, avec des défenseurs, pas tout à fait défenseurs, des milieux, pas tout à fait milieux et des attaquants, pas tout à fait attaquants. Une trouvaille de Jorge Sampaoli, qui a su mettre sa patte sur un système de jeu hérité de ses prédécesseurs parmi lesquels Marcelo Bielsa.

Certes, la compétition n’a pas été survolée par le Chili, mais la bande du roi Arturo Vidal a fait preuve de solidarité et de courage pour être à la hauteur de leurs supporteurs et la personnalité de Sampaoli y est certainement pour beaucoup.

Enfin, en finale, la ferveur du pays, la solidité de l’équipe et la solidarité des joueurs sont venues à bout, après une séance de tirs au but pleine de maîtrise, d’une équipe All-Stars d’Argentine ultra favorite du tournoi. Les Chiliens ont empêché notamment Messi d’un premier titre avec l’Albiceleste.

Ce titre que l’on remet à Jorge Sampaoli est aussi une façon pour nous de récompenser toute une équipe qui a su répondre présent à l’appel de son peuple. Le plus dur dans le football moderne est de faire face à la pression lorsque l’on vous attend, Sampaoli et ses joueurs ont fait acte de présence de la plus belle des manières : gagner et entrer dans l’histoire de leur pays.

Le classement : 1-Sampaoli 2- Luis Enrique 3- Guardiola.

Egalement cité : Allegri. 

WANA d’Or Africain

Yaya Touré (Manchester City, Côte d’Ivoire) 

yaya touré can

Avec les Éléphants, Yaya Touré a été critiqué, insulté à cause de sa Coupe du Monde ratée au Brésil, la campagne continentale en Guinée Equatoriale aurait dû suivre cette lignée au vu des matchs ternes du milieu ivoirien à la CAN. Et puis il y a eu ce coup de canon en demi finale contre la RDC…

L’orgueil du champion, toute la rage d’un capitaine dans un tir mettant les Ivoiriens sur orbite pour la victoire finale 23 ans après l’unique titre remporté par la sélection nationale, qu’ils remporteront aux termes d’une séance épique de tirs aux buts face au Ghana. Yaya Touré est notre WANA d’Or africain par défaut, lui qui a été décevant à Manchester City avec une saison vierge de titres. Il n’a que trop peu pesé sur le rendement des Sky Blues pour espérer faire un beau parcours sur le plan national ou européen, loin de son année 2014 époustouflante.

Nous poussons par la même occasion un coup de gueule car pour ne rien vous cacher, le choix du meilleur joueur africain n’a pas été difficile à faire. D’une parce que la Coupe d’Afrique des Nations a été un juge de paix déterminant pour l’obtention du titre et de deux parce que la concurrence etait faible. Le Ghanéen Ayew, le Gabonais Aubameyang ou encore l’Ivoirien Gradel auraient pu prétendre au titre mais il leur a manqué quelque chose. Un titre, oui souvent ; du prestige, beaucoup.

Car les années passent et qu’il semble loin le temps des joueurs africains de classe mondiale qu’étaient les Eto’o, Drogba, Adebayor, Essien, M.Diarra et autres Kanouté qui portaient très haut l’Afrique dans les cimes du football. A ce jour, aucun autre joueur du continent ne peut soutenir la comparaison avec ces derniers. Touré est le dernier de ces Mohicans, il n’a pas eu à trop se forcer pour rester le meilleur, ce qui est inquiétant pour le continent africain dans les années à venir : la relève n’est pas assurée. Et pourtant ce ne sont pas les talents qui manquent…

Egalement cités : André Ayew, Aubameyang, Gradel, Gervinho

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