Misons sur la formation informatique en Afrique avec Volkeno !

par / Aucun commentaire / 27 août 2018

Volkeno est une entreprise conçue dans un premier temps comme société de service d’aide à la formation. La start-up du Sénégalais Abdoul Khadre Diallo qui s’est lancée en avril 2017 dans  la création d’un logiciel permet à des instituts de formation d’enseigner les nouvelles technologies, même sans accès à Internet. Salué par l’opinion publique lors des digital Africa 2017, ce logiciel commence à se faire un nom sur le continent.

L’accès à la formation de nouvelles technologies sur le continent africain doit-elle obligatoirement passer par l’étranger ? 

De nos jours, il faudrait croire que l’accès à la formation numérique passe forcément par un exil dans un autre pays. Abdoul Khadre Diallo n’est pas de cet avis. Selon lui il n’est pas « indispensable » de séjourner à l’étranger pour cela, lui qui paradoxalement est passé par l’Université de technologie de Compiègne (UTC) où il s’est spécialisé en programmation informatique.

En 2015 après ses études, le jeune informaticien sénégalais décide de mettre ses compétences techniques au service de jeunes sénégalais qui ont des projets d’entreprise, mais qui ont besoin d’expertises et d’appuis pour réaliser leurs projets.

« Tout a commencé par un hackathon, que j’ai organisé en juillet 2015, et qui a permis de lever 1 400 euros. J’ai ensuite créé ma start-up, Volkeno, avec l’idée de proposer du service, via le placement de stagiaires, et de l’investissement dans des nouveaux projets. Mais très vite, deux problèmes se sont posés : un manque de compétence, d’une part, et un manque de ressource, d’autre part », explique l’informaticien sénégalais.

Un ajustement fait grâce à Bakeli

Connaissant les lacunes de son projet initial, il décide d’ajouter un programme de formation de trois mois avant le placement des jeunes en entreprise. Un programme du nom de Bakeli voit le jour. « C’est un service qui combine formation, intérim et placement, pour lequel nous avons déjà touché 150 personnes et espérons passer à 1 000 d’ici la fin de l’année, ce qui nous permettra d’atteindre l’équilibre », explique le fondateur de Volkeno.

Pas d’internet ? Pas de problème

Abdoul Diallo décide d’effectuer un nouvel ajustement en avril 2017 où il développe un programme de formation à distance en programmation, marketing, marketing digital, développement de site web. La particularité de ce programme de formation à distance est qu’il est possible de l’effectuer en l’absence d’Internet.

Baptisé « Andu », ce système s’est concrétisé par la création d’un logiciel, actuellement en test dans deux instituts de formation en informatique, comptabilité et gestion dakarois, Edge et Uni-Pro. « Quand le test sera validé, nous passerons à sa production sur une plus grande échelle et à sa commercialisation moyennant 1 à 3 euros par mois et par ordinateur équipé», explique Abdoul Diallo, qui se fixe un premier objectif à 20 écoles de formation.

Objectif 2018, l’expansion du système Andu

Pour l’année 2018-2019, le jeune entrepreneur souhaite lancer prochainement une phase d’expansion d’Andu sur les marchés de différents pays d’Afrique tels que la Côte d’Ivoire, le Niger, la Guinée et le Cameroun. Il n’abandonne pas non plus son idée première d’appui aux start-up naissantes qui, avec les ajustements effectués, seraient plus efficaces qu’au début. « L’idée, ce serait d’avoir des fonds disponibles afin de réagir très vite aux demandes des porteurs de projets, en concertation avec d’autres organismes », explique Abdoul Diallo.

Néanmoins, le jeune entrepreneur mentionne quelques soucis informatiques au Sénégal dont la lenteur du net et une fiscalité non favorable aux start-up. « Mais il y aussi une dimension culturelle qui ne nous pousse pas à entreprendre.  Dans les familles, on dit aux enfants de bien travailler à l’école et d’obtenir un diplôme, mais on les pousse davantage vers la fonction publique que vers la création d’entreprise » regrette l’entrepreneur.

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