Sara Galan, la danse pour unir les cultures afro-occidentales

par / Aucun commentaire / 20 octobre 2016

Direction la Suède pour saluer une initiative et une personne qui a inspiré notre mouvement ! Il s’agit de la Suédoise Sara Galan, une danseuse qui a permis, à travers ses chorégraphies, de diffuser la culture afrobeat à travers le monde et qui vise à l’ouverture d’esprit pour lutter contre le racisme. Portrait sur le parcours d’une femme passionnée d’Afrique.

Son parcours artistique

Sara Galan a la passion de la danse en elle depuis toute petite et, comme de nombreux danseurs avant elle, son investissement dans cette passion va être un atout pour en faire son métier. Elle décide d’étudier la danse dans son pays, la Suède, à la Ballet Academy de Stockholm avant de faire le grand saut de l’autre côté de l’Atlantique en intégrant la Broadway Dance Center de New-York entre 2008 et 2011.

Une expérience américaine qui lui a permis par la suite d’enseigner la danse et de donner de nombreuses séances de perfectionnement aux Etats-Unis et en Europe mais aussi en Afrique, car Sara étant fan de danses urbaines comme le hiphop ou la dancehall est également intéressée par les mouvements Afrobeat et Afropop qui sont revenus à la mode depuis l’expansion internationale de la danse “azonto” en 2011-12.

C’est d’ailleurs dans les cultures africaines qu’elle va réussir à tirer son épingle du jeu…

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Des chorégraphies devenues virales

En effet, Sara a ouvert deux écoles de danse. Il y a d’abord Sabar Agents, consacrée au Sabar, une danse traditionnelle sénégalaise, pays d’origine de son compagnon, où elle dispense des cours au rythme des grands artistes sénégalais comme l’immense Youssou N’Dour ou Pape Moussa Sonko pour ne citer qu’eux.

Mais c’est surtout la compagnie Galang Crew, consacrée aux musiques urbaines et afro, qui va révéler au monde son talent et ses qualités grâce à des vidéos devenues virales. La première a été la chorégraphie sur le morceau “Hold me now” de l’artiste nigérian Timaya.

Cette vidéo a enflammé Facebook et Youtube en étant visualisée des millions de fois et largement partagée. Dans la foulée le hit de Timaya toujours “Ukwu” va montrer la mesure de la Galang Crew avec une chorégraphie millimétrée, tout en rythme et pleine d’énergie.

Sara Galan met en lumière à travers son travail des artistes talentueux qui vont émerger sur la scène afro comme Mr Eazi (“Bankulize“; “Pipi Dance“), Pheno Ambro (“Alimé“) ou encore Busy Signal (“Professionnally”). Autant de jeunes pousses qui à travers ces vidéos virales découvrent et touchent un public nouveau.

Elle danse également sur les morceaux des stars africaines : DJ Arafat, Serge Beynaud, Fally Ipupa, Toofan, Iyanya etc… tous ces artistes passent sur les rythmes de la Galang Crew ! Par ces vidéos, le travail de l’artiste suédoise valorise à la fois la culture pop africaine mais éveille les consciences sur le fait que les rythmes dits “africains” ne sont pas l’exclusivité des enfants du continent et de sa diaspora.

#DancersAgainstRacism, le “bébé” de Sara Galan

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C’est dans cette logique qu’elle a décidé de lancer l’initiative #DancersAgainstRacism en 2014. Ce mouvement souhaite à travers la musique et la danse montrer que nous sommes tous les mêmes dans les cultures et les couleurs, malgré ces différences les gens partagent la même passion et l’amour pour la danse et de la musique.

Sara Galan explique le bien fondé de son mouvement : “La musique et la danse peuvent appartenir à tout le monde qui trouvent en elles un sens, elles sont universelles et relient et touchent les gens partout dans le monde, d’avoir du plaisir de profiter. La danse et la musique n’ont pas de couleur, il ne s’agit pas de cela, il s’agit de partage, d’expression, d’apprentissage de l’autre sur une note positive, j’ai choisi de me concentrer sur le bien et non le mal dans le monde.”

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Cette initiative, tournée vers l’Afrique, consiste à diffuser des vidéos de danseurs à travers le monde qui réalisent des chorégraphies pour casser les préjugés sur le racisme et la fermeture d’esprit. Un mouvement viral qui est parti de Suède chez Sara et qui a voyagé partout (Panama, Jamaïque, France, Congo etc) et qui aboutira, on l’espère à une 4e édition l’année prochaine après l’opus 2016 qui a débuté le 25 mai dernier.

L’expression de l’esprit WANA par la danse (mais pas seulement)

Elle ne le sait pas encore mais Sara Galan a fait partie des inspiratrices de WANA. Son esprit et son travail ont fait d’elle une ambassadrice de premier plan pour représenter l’essence de cette Nouvelle Afrique qui émerge et qui souhaite faire bousculer les consciences. Qui se serait douté qu’une Suédoise, blanche de surcroît, ait cette passion du continent ? C’est en cela que Sara fait le lien entre les cultures occidentales et africaines. Son travail a justement été récompensé en Suède où elle a été élue Artiste de l’année en 2015 aux African Diaspora Awards grâce à #DancersAgainstRacism.

De plus, ses activités se s’arrêtent pas là puisqu’elle dispense également des cours en live de pilate sur Facebook et a lancé sa marque de vêtements #GalangWear, inspirée de l’African Print que vous commencez à connaitre sur notre site.

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