Orphelie Thalmas : « Avec Culturiche je veux avoir un média influent dans la promotion des Arts et la Culture en Afrique »

par / Aucun commentaire / 21 octobre 2017

WANA a rencontré la blogueuse ivoirienne Orphelie Thalmas, qui a lancé le 16 octobre dernier son nouveau projet de webzine : Culturiche. Une évolution dans sa carrière qu’elle nous explique avec l’enthousiasme et la bonne humeur qu’on lui connait. Entretien exclusif !

Quel regard portez-vous sur la diffusion des arts et de la culture en Afrique ?

Il y a un véritable boom que je constate avec internet qui est vraiment entré dans les mœurs. En plus des médias classiques, des passionnés du domaine peuvent proposer une approche différente de la communication et de l’information sur l’Art et la Culture en Afrique. Vous avez de plus en plus de sites internet qui contribuent à promouvoir. Les artistes font dans l’auto-promotion parfois même. Le secteur se décentralise, il s’ouvre. C’est top !

Combien de temps a duré la mise en place du projet Culturiche ?

Neuf longs mois, de janvier à octobre. J’aurais pu le lancer 4 mois plus tôt, mais je voulais que nous nous rapprochions le plus de l’excellence à défaut de la perfection. C’était éprouvant d’attendre, mais ça valait le coup. Ce temps a permis de cristalliser la vision pour ce média.

Qu’est ce qui va différencier Culturiche de Rythme d’Afrique Racines ?

Le format. Culturiche est un webzine. Rythme d’Afrique Racines était un blog. La démarche est donc différente. Remarquez ! Rien que le nom. On voit bien que j’évoluais en mode freestyle avec mon blog au début (Rires). Bien qu’il m’ait valu des prix, je pense qu’à un moment donné il faut évoluer. D’ailleurs c’était ma façon aussi de lui exprimer ma gratitude.

Culturiche s’inscrit dans la continuité de ce blog avec pour ambition de renforcer un objectif visé depuis le début : Se positionner en média influent dans la promotion des Arts et la Culture en Afrique. Et pour ça il faut déjà travailler l’image, le nom, la charte graphique en somme, la ligne éditoriale, même le modèle économique.

Allez-vous mettre votre blog de côté suite au départ du projet Culturiche ?

Rythmes d’Afrique Racines n’existe plus. Mais son contenu est toujours là. Si vous vous promenez sur Culturiche,  vous remarquerez cela. Du coup nous ne perdons pas notre référencement. Mais nous passons à un autre niveau. Du blog au webzine, il faut bien renoncer à quelque chose non ? (Rires). J’ai eu beaucoup de mal à faire ce choix, mais on ne peut pas construit une marque avec un nom aussi « compliqué » que Rythmes d’Afrique Racines qui en plus n’avait pas d’identité visuelle bien définie. Aussi maintenant je ne produis plus toute seule le contenu. Culturiche a une petite équipe et des contributeurs. Il y a un enjeu de constance et de qualité plus grand.

Quels sont vos objectifs à long terme avec Culturiche ?

Vous ne voulez pas savoir à court terme ? (Rires). A long terme c’est devenir un média incontournable dans la sphère artistique et culturelle en Afrique Francophone.  Après il y a aussi le très long terme… Mais je ne vais pas trop m’avancer. Parce qu’à court terme, il faut  surtout se positionner dans les esprits. Je réfléchis à court terme là tout de suite : Il faut absolument être constant dans la production d’articles et de vidéos. ABSOLUMENT !

N’avez-vous pas envie de vous frotter à des réseaux d’information plus conventionnels (TV, Radio, Presse écrite) pour devenir une influencer complète 

Ce n’est pas urgent pour le moment. Là on est entrain d’éprouver le site, l’organisation de la team, et la stratégie de communication digitale pour apprécier nos points forts et nos axes d’amélioration. Si l’occasion de faire la pub de Culturiche sur ces médias classiques se présente, on est preneur. C’est toujours un bonus ! Mais je n’y pense pas encore. Trop de tapage sans avoir de solides appuis pour assurer ensuite, ça ne sert à rien.

Comment imaginez-vous la nouvelle Afrique culturelle et sociétale ? 

Dynamique, responsable, débarrassée de ses complexes d’infériorité, focus sur ses objectifs de développement.

Un dernier mot pour nos lecteurs ? 

Rendez-vous vite sur www.culturiche.com et dans notre messagerie infos@culturiche.com pour nous parler de vos activités culturelles, artistiques, ou nous proposer des partenariats. Nous voulons partager toute cette richesse, la diffuser pour montrer à quel point nous sommes créatifs et que notre patrimoine culturel est riche. Merci à WANACorp pour cet espace que vous m’offrez pour m’exprimer.

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