Oko Ebombo, un talent urbain multidimensionnel.

par / Aucun commentaire / 27 février 2017

Oko Ebombo est poète, photographe, danseur, cinéaste, et chanteur. Son univers est inclassable et son art s’exprime via tous les vecteurs. Une personnalité attachante et un style alternatif, dans le sens noble du terme, qui font penser à un certain David Bowie. Découvert par la WANATeam grâce à son premier EP, « Naked Life », cet article vous invite à connaitre une pépite de la culture urbaine.

Oko Ebombo, le Black Bowie !

Oko était destiné à être un artiste urbain polyvalent. Ce parisien pure souche est né et grandi dans la ville Lumière. Hyperactif depuis son plus jeune âge, ce fils de peintre, passait son temps à trainer dehors. Les premières années de son adolescence ont connu la DDASS et l’école de la rue. Une expérience que l’on retrouve dans son style street-art et mélancolique. Originaire du Congo-Brazzaville, pays qui inspire sa musique. Oko Ebombo cite Mile Davis, Sun Ra, David Bowie et John Coltrane comme ses références, auxquels il ajoute des maitres de l’Afrojazz comme Franco Luambo et son groupe de rumba congolaise le TP Ok Jazz. Son style vient de là, de son histoire personnelle et de ses références musicales. « Mon style de musique est un mélange de mes origines, ma danse, ma poésie et mes expériences de vie. C’est mon Jazz De Rue ». Performer depuis petit, danseur et maitre de l’art visuel, son talent artistique souhaite alors s’exprimer autrement : par la chanson.

Raconter ses expériences de vie à vive voix dans la création musicale pour pouvoir partager son univers avec le plus de gens différents. A la sortie de son clip « Naked Life », les gens commencent à le surnommer « Black Bowie ». Une anecdote qu’il raconte souvent prouve que sa proximité avec la légende londonienne va au-delà des similitudes artistiques. « En 2013 j’habitais à New York et je m’amusais à sortir la nuit et je chantais Naked Life a cappella sur Broadway Lafayette. J’ai croisé quelqu’un dans la rue, il s’est arrêté, il m’a fixé, et m’a dit “What a shadow” et il est parti. Plus tard, je me suis rendu compte que c’était David Bowie et que j’habitais à 100m de chez lui ». Oko Ebombo possède cette liberté, cette étrangeté qui rappelle les plus grands. David Bowie est mort, vive Black Bowie.

« Naked Life » 

Déjà présent dans le milieu artistique depuis une décennie, Oko Ebombo a sorti son premier EP Naked Life, intensément frais, en septembre dernier. L’EP est mixé et conçu entre Portland, New York et Londres et offre un mélange d’influences dans lequel les chants clairs de l’artiste créent un univers tout en nuances, en élégance et en poésie. L’occasion de découvrir des productions mêlant du jazz de rue à la rumba congolaise en passant par le rap et le funk. Un mélange atypique à l’image de l’artiste. Un univers unique, visuel, aspirant et inspiré « de la rue et de mélancolie parisienne». Le titre choisi pour nommer l’album est également le morceau choisi pour le premier clip de l’EP. « Naked Life » présente des images floues du chanteur qui erre dans les rues la nuit dans un costume demi-noir, moitié blanc, un effet qu’il reprend plus tard sur sa propre peau.

Le clip de « Naked Life » est réalisé par Oko Ebombo lui-même. Grâce à l’utilisation de la caméra Super 8, son morceau possède une image, une teinte et une texture désuète, vintage, qui mettent parfaitement en valeur les multiples facettes de l’artiste. Via ses clips, son EP, sa personnalité et ses talents, Oko Ebombo nous invite à la contemplation sonore et visuelle. Chaque morceau dévoile une nouvelle facette du musicien. Parmi ces réussites : Black Bowie, un hommage à la légende. Il y aussi Niggality, une ballade engagée sur les inégalités, et le contemplatif Iro, point d’orgue de l’EP, dont le clip est plus haut dans l’article. Son Extended Play est composé d’un dernier titre, « Feelings ».

Oko Ebombo, un artiste à suivre !

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Le magazine britannique influenceur Dazed propose un portrait d’Oko Ebombo sous forme d’un mini documentaire tourné à Paris sur sa prestation au Palais de Tokyo en Novembre 2015 au lendemain des attentats du Bataclan. Vous pouvez le visionner ci-dessous :

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