Lionheart, le film nigérian à l’assaut du géant américain Netflix !

par / Aucun commentaire / 14 septembre 2018

Septembre 2018 sera à marquer d’une pierre blanche pour le cinéma nigérian : les droits mondiaux du film Lionheart de la réalisatrice et comédienne nigériane Geneviève Nnaji ont été achetés par Netflix, ce qui en fait le premier film « made in Nollywood » repris par le poids lourd de l’industrie du divertissement sur Internet. 

Le succès de Geneviève Nnaji

Elle est l’une des actrices les plus populaires et les mieux payées de Nollywood, Oprah Winfrey a dit d’elle qu’elle était « la Julia Roberts d’Afrique » : à 39 ans, Geneviève Nnaji est forte d’une expérience de plus de 80 films dans l’industrie cinématographique nigériane. Après 3 ans d’absence devant les caméras, Nnaji est de retour avec Lionheart qui est également son premier film derrière les caméras en tant que réalisatrice ; elle qui avait déjà produit son dernier film « Road To Yesterday » en 2015.

Geneviève Nnaji, actrice et réalisatrice de Lionheart

Celle qui est une source d’inspiration pour de nombreuses femmes africaines se lançant dans le cinéma dont l’Ivoirienne Kadhy Touré évoque son choix de passer à la réalisation. « J’ai toujours eu envie de raconter des histoires. Il y a tellement de choses qui sont encore inconnues – d’innombrables histoires vécues à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique, et aujourd’hui, nous avons la chance de le dire nous-mêmes. J’espère que les Africains seront représentés de manière adéquate dans le monde entier et que nous aurons un siège à la table dans de grandes productions de studio alors que nous continuons à grandir et à nous améliorer sur le continent. Je crois également que ma génération de femmes doit continuer à œuvrer pour une voie meilleure que celle qui existe aujourd’hui pour la future génération de femmes dans le cinéma. »

Le synopsis du film

La gestion d’une entreprise peut être difficile, surtout si vous êtes une femme dans un secteur dominé par les hommes. Cherchant à prouver sa valeur, Adaeze relève le défi lorsque son père, le chef Ernest Obiagu, est contraint de prendre du recul en raison de problèmes de santé. Ironiquement, il nomme son frère brut et excentrique, Godswill, pour diriger l’entreprise avec sa jeune fille. Des complications surviennent lorsqu’elles découvrent que l’entreprise familiale est confrontée à de graves difficultés financières et qu’Adaeze et Gods tenteront de sauver l’entreprise à leur manière pour obtenir des résultats fous et souvent inespérés.

L’actrice-réalisatrice décrit ce film comme « Un drame inspirant sur les valeurs familiales, la succession et, surtout, l’autonomisation des femmes. Il met en lumière les divers défis auxquels sont confrontées les femmes, en particulier dans les industries à prédominance masculine […] Je veux que les gens réfléchissent aux possibilités infinies de croissance et de succès que rencontrent les hommes et les femmes, les personnes âgées et les jeunes, travaillant ensemble: un monde où l’on insiste sur l’insécurité et l’égalité. Nous devons être plus ouverts et accepter la concurrence au lieu de nous sentir menacés. »

La reconnaissance internationale de Lionheart : une chance pour le cinéma africain

Le film a été présenté récemment au Festival international du film de Toronto (6 au 16 septembre) et prend maintenant une autre dimension avec l’acquisition par Netflix des droits mondiaux du film.

C’est évidemment une avancée majeure pour le cinéma africain qui par le biais de Lionheart fera une entrée sur les écrans des potentiels 130 millions d’abonnés que compte Netflix à travers le monde et surtout montre à quel point le cinéma nollywoodien prend petit à petit de l’influence dans l’industrie mondiale. En espérant que ce film en appellera d’autres films africains à la conquête du monde dans un futur proche.

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