Le Taekwondo en Côte d’Ivoire, une nouvelle histoire d’amour !

par / Aucun commentaire / 5 juin 2019

Même si le sport numéro 1 reste le football, on y retrouve un sport qui depuis quelques années prend de plus en plus de place au sein de la jeunesse ivoirienne : le Taekwondo. La victoire aux Jeux Olympiques de Rio du natif de Bouaké Cheick Cissé a enchanté la Côte d’Ivoire au point que le TKD est devenu le deuxième sport le plus pratiqué du pays. 

La progression de l’art martial en Afrique

En Côte d’Ivoire, grâce aux performances de certains athlètes ivoiriens et à ses valeurs éducatives, l’art martial sud-coréen passionne la classe moyenne et les élites du pays.

Le succès du taekwondo est impressionnant. En dix ans, le nombre de licenciés est passé de 16 000 à 40 000 personnes, faisant de l’art martial le deuxième sport du pays, devant l’athlétisme et le basket. Et à en croire le petit monde de ce sport à Abidjan, l’homme providentiel se nomme Daniel Cheick Bamba. L’ancien ministre de l’intérieur de 2006 à 2007 et grand passionné de taekwondo, à la tête de la fédération depuis 2009, a mis en place de nombreuses réformes de professionnalisation et de démocratisation de l’art martial.

L’apprentissage du Taekwondo par la jeunesse ivoirienne commence de plus en plus tôt. En 2018, les principaux inscrits avaient entre 4 et 6 ans.  Et dès le plus jeune âge, la formation des jeunes taekwondoka ivoiriens est à saluer en reprenant les principes compétitifs et traditionnels du Taekwondo pour les pousser à atteindre l’élite mondiale de ce sport. Pour la sélection nationale, c’est plus de 500 jeunes de tous les niveaux, de tous les poids et de toutes les catégories sont venus s’affronter pour remporter la médaille d’or.

“Sur ce genre de compétition, ils combattent du matin au soir. Ça nous permet de les tester et de voir leur endurance” explique Jean-Luc Ayewouadan Adjemel, arbitre national. “A l’issue de la journée, on recense donc les meilleurs pour constituer une équipe nationale et affronter les athlètes à l’étranger. Notre but aujourd’hui, c’est de préparer la relève. “

Cheick Cissé, Ruth Gbagbi et Seydou Gbane fers de lance du renouveau du Taekwondo africain

Depuis 2013 avec une médaille d’argent au championnat du monde par équipe la Côte d’Ivoire a changé de dimension au sein de la ligue mondiale. Sous l’impulsion de Seydou Gbane, le capitaine des Éléphants cette deuxième place va s’avérer être de bonne augure notamment avec la victoire à Rio de Cheick Cissé aux Jeux Olympiques.

Le triple champion d’Afrique de 26 ans remportait alors la seule médaille d’or olympique de son pays dans la catégorie des moins de 80 kg. Sa compatriote Ruth Gbagbi, 25 ans, a, elle, décroché la médaille de bronze lors de ces mêmes jeux dans la catégorie des moins de 67 kg. L’Abidjanaise deviendra même championne du monde l’année suivante au pays du taekwondo, en Corée du Sud.

Tokyo 2020, l’apogée du Taekwondo ivoirien ?

L’objectif pour le Taekwondo ivoirien est évidemment les prochains jeux Olympiques à Tokyo, l’un des pays phares des arts martiaux, en espérant les trois champions stars y brillent ainsi que d’autres jeunes pousses du Taekwondo ivoiriens. Une voire plusieurs médailles d’or sont visées et ainsi asseoir durablement la domination de la Côte d’Ivoire dans le Taekwondo international.

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