« Le garçon qui dompta le vent », l’histoire vraie d’un héros !

par / Aucun commentaire / 18 mars 2019

Avec Le garçon qui dompta le vent,  le très bon acteur Chiwetel Ejiofor, signe sa première réalisation et c’est une belle réussite. Le film raconte l’histoire vraie d’un adolescent malawite qui, au début des années 2000, a construit une éolienne pour sauver son village de la sécheresse.

Le garçon qui dompta le vent, de Chiwetel Ejiofor.

  • Avec Maxwell Simba, Chiwetel Ejiofor, Aïssa Maïga…
  • Produit par Participant Media, BBC Films, British Film Institute et Potboiler Productions.
  • Distribué par Netflix.

Disponible sur la plateforme Netflix depuis le 1er mars, le premier film de Chiwetel Ejiofor choisit d’adapter un livre éponyme publié en France en 2010. Il raconte l’histoire vraie d’un adolescent inventif qui a sauvé son village de la famine sur fond de description de la vie familiale du garçon et des difficultés liées à l’agriculture au Malawi du début des années 2000.

Synopsis : « Après avoir lu un livre de science, William Kamkwamba, un adolescent de 13 ans fabrique une éolienne. Contre toute attente, ce jeune Malawite invente un système ingénieux pour sauver sa famille et son village de la famine. »

Un film qui fait du bien

William Kamkwamba rêve d’étudier les sciences et aspire dès son plus jeune âge à un autre avenir que celui de son père agriculteur. Mais, en 2001, le Malawi est frappé par une terrible sécheresse, et William est contraint d’abandonner l’école pour aider sa famille à survivre. Animé par une détermination sans faille, le jeune héros se lance alors dans un projet audacieux qui va sauver de la famine sa famille ainsi que sa communauté.

Le garçon qui dompta le vent est un feel-good movie mais pas seulement. Il est bien plus que le récit d’un enfant surdoué aidant les siens à faire face à une situation jugée sans issue. Le film creuse les liens familiaux et leur solidité en temps de crise. Il s’intéresse à une communauté piégée par une série de catastrophes imprévisibles et menacée par la famine. Eloge de la vie et de l’espoir, ce film ne bouleverse pas les standards du genre mais assume sa foi en l’homme. Touchant.

Le garçon qui dompta le vent, bouleversant de justesse !

Les plans larges sur les champs rendent parfaitement compte du dépit du village. L’approche visuelle du foyer familial des personnages principaux, faite d’ombres et d’intimité, fait ressortir les liens infaillibles qui lient ses occupants. L’image et le son sont soignés et les transitions réussies. Ce film frappe par l’humilité de sa mise en scène. L’humilité d’une première réalisation mais aussi celle qui raconte parfaitement l’histoire du courage et de l’humanisme.

La force de ce film réside dans la justesse de ses acteurs. Tous dégagent une réelle émotion. Les membres de la famille du personnage principal sont brillamment interprétés. Chiwetel Ejiofor en un père désolé de ne pas pouvoir subvenir aux besoins des siens et Aïssa Maïga dans le rôle d’une mère, bouleversante de sensibilité et de dévotion. Mention spéciale au jeune Maxwell Simba, saisissant dans le rôle principal.

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