Initiative for Africa : pour la promotion d’un Leadership africain !

par / Aucun commentaire / 21 février 2017

En marge de l’IFA Talk du 23 février, événement qui réunira les acteurs de l’Afrique entrepreneuriale amenés à devenir les leaders africains de demain, la WANATeam a rencontré Souleymane BITEYE, vice-président en charge de la Coordination stratégique de l’association Initiative for Africa. L’occasion pour nous de parler de ce mouvement, duquel nous nous sentons évidemment proches dans la conception d’une Nouvelle Afrique, ancrée dans les réalités de notre siècle.

WANATeam : Qu’est-ce que Initiative for Africa ?

Souleymane BITEYE : IFA est une organisation jeune et dynamique qui promeut le Leadership et l’entrepreneuriat des enfants et amoureux de l’Afrique où qu’ils se trouvent, afin de donner une impulsion et créer un impact considérable pour le développement de notre cher continent. Nous comptons plus de 60 membres actifs en France mais aussi au sein de nos hubs sur le continent africain, des professionnels ou jeunes actifs exerçant dans les domaines de l’économie, du développement de projet, de la finance, de la communication, du droit, etc. Au sein de la diaspora et sur le continent africain, nous mettons en oeuvre différents événements et programmes de pré-incubation, de talks, de mentoring, de formation pour jeunes leaders.

Notre vision reflète parfaitement nos actions et ambitions : mobiliser les énergies pour faire de l’Afrique un espace de réussite partagée et de développement inclusif.

W: Comment est née cette idée ?

S.B : Initiative for Africa est née de brassages, de rencontres et d’échanges, de rêves, de frustrations aussi, face à une Afrique dont les progrès sont mitigés. Tout ceci a poussé notre cher président, Adébissi Djogan, à sauter le pas pour mettre en place cette structure qui aujourd’hui rassemble, mobilise et contribue à libérer les forces de bonnes volontés pour activer le potentiel du continent africain en agissant très concrètement dans les domaines de l’entrepreneuriat et du leadership.

W: Combien êtes-vous dans l’association et comment est-elle gouvernée ?

S.B : Notre organisation est gouvernée par un comité exécutif qui regroupe en son sein les membres du bureau et les managers des hubs et pôles. Ces pôles sont subdivisés en programmes et ces derniers pilotent nos projets. Notre soif d’impact et de résultats nous impose de travailler dans une perspective “projets”, qui ressort dans cette organisation.

W: Quels sont vos objectifs ?

S.B : Nous avons pour objectif global cette année de sensibiliser, de former et d’accompagner 1000 à 1500 jeunes en Afrique et au sein de la Diaspora sur nos parcours en matière d’entrepreneuriat (à travers nos programmes de Talk, l’Incubateur Express, le Mentoring et l’Africa Start-up Tour – dont la première édition a été organisé à Dakar et qui a réuni plus de 200 porteurs de projets – de leadership (Programme #Leadafrica21). En outre nous comptons aussi nous déployer dans 10 capitales africaines d’ici la fin de cette année, outre les quatre hubs que nous comptons déjà, à Dakar, Abidjan, Bamako et Douala.

W : Quelles sont vos actions sur le terrain ?

S.B : En deux ans, nos programmes ont touché environ 500 jeunes en Afrique et au sein de la Diaspora et nous préincubons actuellement une quinzaine de porteurs de projets en France et sur le continent. En 2017, nous ambitionnons de tripler voire de quadrupler cet impact, comme je le soulignais plus haut. Mais il faut relativiser aussi les choses ; 500, 2000 jeunes, ce n’est rien par rapport aux plus de 500 millions de jeunes par rapport au continent. C’est pour cela que nous sommes dans une phase globale d’accélération de notre organisation.

Nous sommes persuadés que l’Afrique a besoin d’un pacte pour la jeunesse, en investissant massivement en elle. C’est en semant l’éducation, la formation, la compétence, l’espérance aussi, que nous pouvons rendre le futur de notre continent à la fois désirable et prometteur.

W : Comment accompagnez-vous les personnes et les structures dans les démarches entrepreneuriales ?

S.B : Notre accompagnement en matière d’entrepreneuriat se décline sous deux volets. Le premier est effectué par nos consultants et chargés de projets dans le cadre d’un parcours de pré-incubation de 6 à 12 semaines axé autour du business model et du product market fit. Le deuxième volet prend la forme d’une mise en relation avec des structures d’accompagnement long, de financement, etc. Dans le cadre de notre stratégie 2017, nous sommes en plein élargissement de notre écosystème de partenaires en vue d’optimiser notre modèle d’accompagnement. Nous discutons actuellement avec des structures de types incubateurs et fonds d’accompagnements de start-ups afin de vraiment donner aux porteurs de projets que nous soutenons, les chances maximales d’accomplissement de notre projet. Nous n’avons plus de temps à perdre. L’Afrique doit vite devenir un continent d’entrepreneurs et de créateurs de richesses et de valeurs.

W: En quoi consistera l’IFA Talk du 23 février prochain ?

S.B : En deux ans d’accompagnement de porteurs de projets, nous avons décidé qu’il fallait aller plus loin. L’Afrique ne manque pas de talents ni d’idées mais l’absence d’une culture forte de leadership freine beaucoup d’initiatives, tue dans l’oeuf des projets et de grands rêves. De la même manière, l’Afrique du 21e siècle doit faire face à de nouveaux et nombreux défis. lls sont technologiques, démographiques, économiques, etc. De ce fait, nous avons besoin de nous doter de nouveaux leaders, capables d’affronter ces challenges et d’élever le continent au rang de leader international.

C’est ainsi que nous avons pour objectif lors de ce Talk inaugural de notre pôle Leadership, de renouveler la définition du concept de Leadership en partant des réalités socio-historiques, politiques et culturelles du continent pour aboutir aux besoins et enjeux auxquels doit répondre le nouveau Leadership africain, tout en proposant des actions concrètes et pragmatiques afin de parvenir à un horizon proche à l’émergence de celui-ci.

Par ailleurs, nous lancerons lors de ce Talk inaugural, le programme #LeadAfrica21, un cycle de formations de quatre mois, dispensé par des mentors et intervenants issus d’horizons diversifiés (entrepreneurs, experts, coachs, historiens, politiques, écrivains etc.) à destination de 25 jeunes à fort potentiel. Notre ambition est de donner à ces futurs leaders les clés du d’un “leadership africain” au 21ème siècle.

W : Avez-vous l’intention d’étendre votre association à d’autres capitales européennes ? À l’Afrique anglophone ?

S.B : Nous avons effectivement une stratégie à moyen terme, de notre déploiement dans d’autres capitales européennes et à l’Afrique anglophone mais le plus important à ce jour c’est de couvrir efficacement une partie de l’Afrique francophone avant de s’élargir vers d’autres horizons.

W : Quelle est votre vision de la Nouvelle Afrique ?

S.B : Ma vision rejoint tout simplement celle de notre association, c’est-à-dire celle d’une Afrique entreprenante, qui n’attend pas, qui agit, se bat et se positionne audacieusement au cœur de ses défis qui sont loin d’être insurmontables et de ses solutions qui sont à portée de main.

Je me permets aussi de rajouter une chose qui me tient vraiment à cœur, c’est que l’Afrique est dotée de plein de richesses (culturelles, économiques, minières, …) qui doivent être exploitées et utilisées dans l’intérêt de sa population. Le développement, l’émergence n’ont pas de sens s’ils ne profitent pas à tous. Ma vision de la nouvelle Afrique, c’est aussi celle d’un continent où les inégalités sont réduites, les opportunités partagées.

W : Quel est le message que vous voulez transmettre à la jeunesse africaine et de la diaspora ?

S.B :C’est d’oser rêver, se lever, avancer et entreprendre, prendre des initiatives malgré les critiques. C’est aussi oser se débarrasser de toutes les fréquentations et connaissances qui inspirent le pessimisme pour s’allier avec le plus grand des amis pour qui souhaite réussir, l’OPTIMISME.

Il faut aussi être lucide. La jeunesse africaine doit être prête à connaître de nombreux échecs, parfois plus que d’autres, car le chemin de la réussite en est parsemé. C’est justement pour cela qu’il faut s’armer de beaucoup de courage, de résilience, de dynamisme, d’ambition et de vivacité !

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