Finale Juve-Real : nos rédacteurs se livrent sur leur club de cœur !

par / Aucun commentaire / 3 juin 2017

Le jour J est arrivé, l’Europe du football a les yeux rivés sur Cardiff, lieu de cette finale Juve-Real tant attendue. Pour patienter avant le coup d’envoi, nous avons interviewé deux de nos rédacteurs : Gilchrist, supporter du Real Madrid et Redha, tifoso de la Juventus Turin. L’occasion de parler avec eux de l’Histoire de ces confrontations, de la passion pour leur club de cœur et de leur avis d’expert sur la finale à venir. 

Histoire européenne Juve-Real

– Qu’est-ce qui te vient à l’esprit quand on t’évoque le nom de l’adversaire du soir ?

Gilchrist LAWSON : J’ai beaucoup de respect pour la Juve, à la hauteur de celui que j’ai pour le football italien. C’est un grand club bien que je n’ai pas de grande sympathie pour la Vieille Dame. C’est une institution, un monument du football de club en Europe et j’ai quand même eu de l’admiration pour des joueurs qui sont passés par Turin : les Del Piero, Nedved, Thuram, Buffon… Il y a cette vision d’un club austère mais en même temps d’une grande « société » de la FIAT des Agnelli, un modèle de gestion, un club qui est le plus populaire d’Italie. Mais je dois avouer que la Vieille Dame a toujours été une bête (blanche et) noire pour moi, tellement elle nous a mis la misère depuis plus de vingt ans !

Redha ZINI : Je pense directement au plus grand club de tous les temps. Je pense aux Galactiques de Zinedine Zidane. Je pense à Casillas et à Raul. Et je pense aussi à Cristiano Ronaldo. Le Real c’est la classe, les titres et l’Histoire !

– Quelle a été la plus belle confrontation selon toi ?

RZ : Il y’en a eu tellement ! Juve-Real est une affiche classique de la Ligue des Champions. Mais je pense à deux matchs en particulier. Le match retour de la phase de groupe en 2008. Le doublé d’Alessandro Del Piero à Madrid, et le public du Santiago Bernabeu qui l’applaudit debout à sa sortie : un moment magique deux ans après la Serie B. Le deuxième match que je retiens c’est le match retour de la demi-finale de 2015. La victoire 2-1 au Juventus Stadium. C’est la plus récente confrontation entre les deux équipes, et puis c’est un match qui a signé définitivement le retour de la Juventus au premier plan. Mais je sais que lorsque la Juventus et le Real se rencontrent, les choses tournent souvent à l’avantage de la Juve, donc des bons souvenirs contre le Real, j’en ai plein !

GL : Ah il n’y en a pas beaucoup, vu d’un supporter madrilène ces dernières années ! Je dirais le match aller de la demi-finale de Ligue des Champions (2002-2003) au Bernabeu. Le Real gagne 2-1 au terme d’un match où les Galactiques ont outrageusement dominé la rencontre, il n’y avait pas photo entre les deux équipes et franchement, je voyais déjà mon club soulever la LDC à Manchester cette saison-là. J’ai vite déchanté au match retour mais je garde un souvenir impérissable de cette rencontre, une belle victoire et un spectacle magique de ces grands champions que sont Raul, Ronaldo, Figo, Zidane, Roberto Carlos…

– Comment as-tu vécu cette “rivalité” avec ton acolyte durant ces 12-13 dernières années ?

GL : Autant dire que ce n’était pas évident de vivre avec ce complexe face à la Juve surtout qu’ils ont toujours eu l’ascendant sur nous en élimination directe. Je n’ai pas bien vécu les déconvenues de 2003, 2005 et 2015 ! Tu sens chez eux (les Juventini) qu’ils ont ce sourire en coin quand ils viennent te parler après ces matchs comme pour te dire « allez, vous ferez mieux la prochaine fois » l’air moqueur et supérieur. Redha et les tifosi bianconeri  savent que nous sommes le plus grand club du monde mais nous Madridistas savons que la Juventus est cette institution que nous chercherons toujours à terrasser pour asseoir définitivement notre domination sur ce sport. Et naturellement, il me chambre (sourires) mais toujours avec beaucoup de respect.

RZ : Comme j’ai dit, des matchs Juventus-Real il y’en a eu pas mal ces dernières années. Donc, on a eu souvent à en découdre tous les deux. Et à part en 2013, j’ai toujours gagné. En 1998, on ne se connaissait pas encore, donc ça ne compte pas. La finale de samedi, sera une première pour Gilchrist et moi ! En tous cas, Gil est l’une des rares personnes qui aiment un club aussi passionnément que moi ! Même si je ne suis pas particulièrement fan du Real et que lui déteste la Juventus, notre amitié et notre passion nous a poussés à respecter le club de cœur de chacun.

Histoire personnelle club de cœur

– D’où te vient cette histoire avec le Real ?

G : Je garde un souvenir très précis du jour où tout a basculé pour moi. C’était le 1er décembre 1998, un mardi et je ne suis pas allé à l’école parce que j’étais souffrant – je me souviens de tout ! – j’ai regardé la finale de la Coupe Intercontinentale à Tokyo entre le Real Madrid et le Vasco de Gama. Et quelques minutes avant la fin du match, il y a Raul qui marque le but de la victoire qui permet au Real de devenir « champion du monde des clubs » comme l’a dit le commentateur. C’était trop la classe pour moi d’avoir supporté l’équipe qui a gagné ce titre et de faire le malin le jeudi à l’école en disant aux copains que j’avais vu un match qu’ils n’avaient pas pu voir (rire) ! Et du coup, c’est resté dans mon esprit avant même d’avoir mon équipe préférée dans la D1 française que mon équipe c’est le Real Madrid.

Et toi Redha, comment cette histoire avec la Juve a commencé ?

RZ : Honnêtement, je n’en ai absolument aucune idée ! J’aime la Juventus depuis tellement longtemps, que je ne sais même comment cela à commencer. Mais si je cherche bien, je pense que c’est grâce à ma grande sœur. Adolescente à la fin des années 1990, elle était amoureuse de Del Piero. J’imagine que je suis tombé amoureux de lui au même moment. Et puis si tu aimes Alex, tu aimes forcément la Juventus. Si tu aimes la Juventus, tu aimes forcément le football italien.

– Pourquoi ce club en particulier ?

RZ : J’aime leur façon de penser, leur haine de la défaite, leur approche de l’Histoire, leur culture tactique et le fait de les voir prendre du plaisir à bien défendre. Cet état d’esprit anime tout le monde, du président à l’intendant, du capitaine aux jeunes du centre de formation. La Juventus est une institution, et je partage pleinement la vision du foot que possède ce club ! Le club a connu les scandales, la Serie B est pourtant continue chaque année de progresser, d’apprendre de ses erreurs pour être meilleur. Depuis la construction du nouveau stade, le club ne fait quasiment que des bons choix sportifs. La Juventus est un club dingue de travail et ma passion pour le club ne fait que de s’agrandir !

GL : Quand tu découvres le football, tu te cherches un club auquel tu t’identifies. Je regardais beaucoup de K7 vidéos de foot, où j’ai vu les exploits des grands joueurs et des équipes de l’époque. Mais très vite, j’ai trouvé avec le Real le club auquel je souhaitais être lié. Je trouvais Christian Karembeu génial, il venait de faire une Coupe du Monde exceptionnelle avec les Bleus et j’ai vu qu’il jouait au Real Madrid donc je m’y suis intéressé par simple curiosité. Et en y regardant de plus près, je n’ai plus jamais voulu m’en détacher. Gagner avec panache et élégance, être exigeant avec ses joueurs et se battre pour rester le numéro 1 : le Real est une certaine idée du football que j’aime, en miniature.

– Quel(s) est/sont les joueurs qui t’ont le plus marqué ?

GL : Mis à part Karembeu, mon véritable héros c’était Raul Gonzalez Blanco. Le joueur qu’il était m’a tout de suite émerveillé : un jeune attaquant talentueux, complet, qui marque plein de beaux buts, un gaucher comme moi en plus, j’étais obligé d’admirer un tel joueur. Je l’ai suivi durant toute sa carrière à Madrid, il était vraiment un phénomène hors pair qui savait tout faire sur le front de l’attaque. J’ai été tellement bouleversé de son départ du Real en 2010, ça a été un crève-cœur terrible pour moi. Il est le symbole du Madridismo, un vrai Señor du football qui a toujours été un modèle sur un terrain. Il y a eu beaucoup de grands joueurs mais lui a une place à part dans mon cœur car je pense que sans lui, je ne percevrai pas le foot de la même façon.

RZ : Je n’oublierai jamais les Nedved, Camoranesi, Trézeguet (sans oublier Birindelli et Zalayeta) qui malgré un niveau de jeu exceptionnel ont accepté de rester au club rétrogradé en Serie B alors qu’ils auraient pu jouer dans n’importe quelle autre équipe. Franchement, je ne sais pas dans quel autre club, des joueurs avec un tel talent auraient fait ce choix… Je n’ai bien sûr pas oublié Buffon et Del Piero qui encore plus forts, ont fait le même choix. Gianluigi Buffon représente la classe à l’état pur : c’est le plus grand gardien de tous les temps et il a un comportement légendaire sur le terrain que ce soit envers ses coéquipiers, ses adversaires et le public. Et que dire de Del Piero, à part que c’est le joueur qui m’a fait aimer la Juve, qui m’a fait aimer le foot tout simplement. Mon joueur préféré, mon idole d’enfance !

– Quel est ton plus beau souvenir ?

GL : Parmi toutes ces victoires vécues, j’en choisirai deux. La victoire 0-2 à Barcelone en demi-finale aller de la Ligue des Champions 2001-02, j’étais le gamin le plus heureux du monde quand j’ai vu le 1er but de Zidane qui lobe Bonano, c’était la façon définitive pour Zizou de faire taire les critiques sur son transfert de l’été et le ballon piqué de McManaman est un vrai bijou aussi. Battre le Barça dans un match aussi important et aller chercher la Novena de Glasgow derrière, c’était merveilleux. Le deuxième souvenir c’est la Liga 2007, où le Real était mal embarqué en février-mars derrière le Barça et Séville pour gagner le championnat et au mois de mai on gagne le 30e titre au terme d’un scénario de fou grâce au « Tamudazo » de l’Espanyol Barcelone au Camp Nou et ensuite grâce à un match de folie contre Majorque. Les vraies remontadas dans le football espagnol, ce sont celles du Real ! Il y a eu plusieurs succès dans l’Histoire de ce club, mais je choisis ceux-là même si j’ai une tendresse particulière pour la victoire dans la Champions League 2000, celle qui ressemble le plus à l’identité de ce Club de Légende.

RZ : Paradoxalement, le dernier match de Del Piero pour la Juventus ! Évidemment, j’aurais aimé qu’il joue encore une année avec le club, ne serait-ce que pour le retour en Ligue des Champions. Mais quand il sort lors de ce match contre l’Atalanta en 2012, j’ai ressenti un petit pincement au cœur. Avec le recul, je retiens surtout un grand moment d’émotion, une douce nostalgie et une standing ovation de 15 minutes (alors que le match continuait à jouer !). La Juventus retrouvait le haut de l’affiche et l’un de ses (mon) plus grands héros la quittait ! Un grand moment, plus fort encore qu’une victoire.

– Le pire ?

RZ : J’aurais pu choisir l’année de la relégation ou la défaite lors de la finale de 2015 mais je dirais que mon pire souvenir remonte à la période entre les saisons 2009-2010 et 2010-2011 lorsque la Juve terminait la saison à la 7ème position du championnat. Deux années difficiles, où le club subissait moqueries et titres pour l’Inter : le cauchemar !

GL : Le Clasico en demi-finale de la Ligue des Champions 2010-11. Dans ces matchs-là, le Real a renié son Histoire et ses principes en jouant un jeu à l’image de son entraineur de l’époque et malgré toute l’agressivité du monde et la rigueur défensive mise en place, Messi nous a ridiculisés au Bernabeu en signant un doublé d’anthologie. C’est une humiliation qui m’a fait plus de peine que le 2-6 de 2009 et le 5-0 de 2010. Nous avons montré à la face du monde une image de « méchants » voulant nuire au football face aux « gentils » Blaugranas… Un cauchemar éveillé.

Saison 2016-17 des 2 équipes (club de coeur)

– Quel est ton regard sur la saison 2016-17 de ton club de coeur ?

GL : C’est une saison déjà réussie puisque l’objectif prioritaire était de remporter la Liga, chose qui nous manquait depuis 5 ans. Ça n’a pas été simple, avec de nombreux matchs cette année où le Real a fini par gagner des matchs qu’il devait perdre ou même a arraché des points miraculeusement à l’issue de matchs dingues, je pense particulièrement aux rencontres face à Las Palmas, à Villareal ou encore le match contre Séville. L’état d’esprit du groupe a été remarquable, des titulaires aux remplaçants car la rotation de l’effectif en championnat a permis aux Madrilènes d’être performants en C1 avril-mai. Le bémol de cette 33e Liga est que nous n’avons pas gagné un Clasico cette saison, c’est la première fois depuis une éternité que le Real gagne une Liga sans gagner contre le Barça. Maintenant il y a cette finale qui nous tend les bras, gagner une 12e Ligue des Champions, la première en « back-to-back » serait un authentique exploit surtout quand on voit la manière avec laquelle nous nous sommes qualifiés contre Naples et le Bayern… Ce n’est pas très Real Madrid à mon sens, mais dans le football moderne, la fin semble justifier les moyens et ce n’est pas mon ami juventino qui va me contredire.

RZ : Je suis d’abord très fier. La saison est jusqu’à présent parfaite. Le club ne s’est jamais fait peur et a remporté tout sur son passage. Mais le club arrive désormais face à son plafond de verre et ne peut plus se satisfaire « simplement » du doublé national. La force dont a fait preuve l’équipe, la maitrise d’Allegri en toutes circonstances, le travail général du club depuis 6 ans maintenant porte ses fruits et la finalité se doit d’être la victoire en C1. En tout cas, aucun club ne mérite plus que la Juve de gagner ce trophée !

– Gilchrist, comment vis-tu l’état de grâce du coach Zidane depuis 18 mois ?

GL : Je ne pensais pas que Zidane tiendrait aussi bien aussi longtemps à ce poste. Gagner autant de titres pour un novice, on ne peut qu’être admiratif du chemin accompli par ZZ. Contrairement à ce que l’on peut penser, il doit sa réussite au fait qu’il soit un gros bosseur, imprégné des différentes influences qui ont accompagné sa carrière de joueur et d’apprenti entraineur. Le Real qu’il a bâti est très italien dans la mentalité, à l’image de ce qu’il a pu vivre à la Juve – et oui ! – avec Lippi mais aussi de ce qu’il a vécu avec Ancelotti en tant qu’assistant en 2013-2014. Je ne le pensais pas aussi compétent en tant que technicien, il semble habité par des forces qu’il parvient à insuffler à ses joueurs. Je trouve cela incroyable et stupéfiant à la fois.

– Redha, comment Allegri a t’il réussi a pérenniser la suprématie turinoise et à l’étendre sur la scène européenne ?

RZ : Objectivement, même si c’est difficile, je crois que depuis deux ans, Max Allegri est le meilleur coach du monde. Clairement, on retrouve sur le terrain, des schémas qu’il avait au préalable en tête. Il prépare chaque match avec minutie et parvient à trouver des solutions face à chaque difficulté. Il s’agit d’un grand tacticien et d’un énorme travailleur ! En 2015, le club a touché à sa limite face au FC Barcelone, une limite qui s’est caractérisée contre le Bayern de Munich en 8ème de finale de la LDC l’année suivante : la Juventus avait perdu de son assurance et pêchait  à cause de calculs tactiques, parfois minables. Pour remédier à cela, Allegri a imposé à ses joueurs un jeu beaucoup plus dans la culture de la Juve. Un style fondé sur la maitrise défensive pour dépiter l’adversaire, un pressing très haut pour imposer sa motivation à l’adversaire et l’efficacité des contre-attaques pour tuer l’adversaire. La Juventus, grâce à un nouveau système de jeu en 4-2-3-1, mis en place par son coach, est redevenue ambitieuse, confiante et sans pitié ! Et puis, avec le meilleur gardien du monde et la meilleure défense du monde, les choses sont plus simples. Comme on dit à la Juve : « une grande attaque vous fait gagner des matchs, une grande défense vous fait gagner des titres ! »

Finale Juve-Real (Cardiff 2017)

– Quel(s) joueur(s) pourrai(en)t faire basculer le match en faveur du Real ?

RZ : Cristiano Ronaldo, évidemment. Dans d’autres circonstances, j’aurais pu dire Isco, parce-que sa facilité technique peut déconcerter toutes les défenses, même la meilleure du monde, ou Sergio Ramos et son incroyable efficacité dans les grands matchs. Mais je dis le Portugais pour deux raisons. La première, il marque systématiquement contre Buffon ! La seconde, il a rendez-vous avec l’Histoire, et souvent dans ces cas-là il y parvient, même sans jouer, c’est dire ! On attend toujours de voir un club gagner la Ligue des Champions deux fois d’affilée, et je sens qu’il peut le faire ! Attention à Varane et Navas qui peuvent faire basculer le match mais contre leur intérêt. Leur fragilité au haut niveau est inquiétante.

– Et de la Juve ?

GL : Les arbitres, comme toujours ! (rire) Plus sérieusement, je pense que tout dépendra de l’état de forme de Khedira samedi. S’il est en bonne forme, la Juve gagnera le match. Je sais que la BBC des défenseurs sera au top mais la différence se fera dans l’équilibre du milieu du terrain. Je suis surpris du niveau de Sami Khedira depuis qu’il est à la Juve, il est maintenant parmi les tous meilleurs milieux du monde mais son rôle n’est pas suffisamment pris au sérieux alors qu’il est la clef de voute de la Juve d’Allegri cette saison. Attention à Higuain quand même, parce qu’à force de toujours échouer dans les finales, un jour ça va finir par rentrer mais j’espère que ce ne sera pas à Cardiff !

– Quels sont vos pronostics pour la finale de Cardiff ?      

GL : Le Real 2-1 après prolongations c’est mon souhait le plus cher !

RZ : Victoire 2-1 pour la Juventus. But de C. Ronaldo, Cuadrado et Chiellini.

– Un mot pour ton ami “adversaire” du jour ?

RZ : Je ne te souhaite pas bonne chance mais bon courage ! C’est une première pour nous deux, de voir nos clubs de cœur s’affronter en finale ! La saison du Real s’est tout de même terminée après la fête du titre dans les rues de Madrid…

GL : Bonne chance à lui et à son club et j’espère que la Juve sera aussi bonne qu’à Amsterdam en 1998 ! Au delà de ça, j’ai beaucoup d’estime pour Redha, c’est un vrai tifoso de la Juve et du football, ce sera un rendez-vous spécial pour lui et moi, on va regarder le match ensemble et j’entends bien le chambrer à la fin du match ! Quoiqu’il en soit, nous partageons globalement la même vision du football et ce soir ce sera la fête !

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