Finale de la LDC 2017 : L’avant match, nos attentes !

par / Aucun commentaire / 1 juin 2017

J-2 avant le grand soir ! Le Pays de Galles va accueillir un classique du football européen en guise de finale de la LDC 2017 : Real Madrid vs Juventus Turin ! Aujourd’hui place à notre traditionnel article sur nos attentes sur les principaux protagonistes de ces rencontres de légendes : les joueurs !

Juventus Turin

Gianluigi Buffon : Le portier italien est à une rencontre de devenir peut-être le plus grand gardien de l’Histoire du Football. Il a déjà échoué à deux reprises en finale (2003, 2015) mais cette année « Gigi » a encore une fois impressionné en n’encaissant qu’un seul but en 6 matchs dans la phase à élimination directe – le but pour l’honneur de Kilian Mbappé en demi-finale retour contre Monaco. A Cardiff, une nouvelle clean sheet du (vrai) meilleur gardien du monde lui permettrait de remplir l’unique ligne qui manque à sa magnifique carrière en attendant d’autres distinctions anecdotiques à titre individuel. Suivez notre regard…

Daniel Alves : Le Brésilien de 34 ans devra tenir son rang de meilleur latéral mondial de ces 10 dernières années pour que la Juve espère ramener le trophée à Turin. Son niveau de jeu notamment lors de la demi-finale face à Monaco (1 but et 3 passes décisives sur les deux matchs, impliqué sur tous les buts bianconeri) lui met une pression considérable au moment de disputer sa 6e finale de Coupe d’Europe. Il n’en a perdu aucune. Son activité côté droit sera cruciale pour déstabiliser les Madrilènes, auxquels l’ancien du Barça a souvent joué de bien vilains tours par le passé…

Leonardo Bonucci : Pour son probable dernier match sous les couleurs de la Juve, le défenseur de 30 ans devra se montrer au niveau de ses prestations contre le FC Barcelone et contre l’AS Monaco. Son comportement face à Benzema et Cristiano Ronaldo seront scrutés de près car c’est dans ces duels à Cardiff que se joueront la victoire finale à notre avis.

Giorgio Chiellini : Celui qui a tout connu avec la Juve, entre gloires et déshonneurs, devra rester fidèle à lui-même : être ce soldat hargneux, pion essentiel de cet axe fort Buffon-Bonucci-Chiellini cette saison, l’autre déclinaison de la BBC en l’absence d’Andrea Barzagli, qui fera sans doute les frais de l’organisation tactique en 4-2-3-1 préférée au 3-5-2 ayant fait la renommée de la solidité de la défense centrale turinoise.  

Alex Sandro : Le latéral brésilien devra faire ses preuves samedi soir pour justifier tout le bien que l’Italie pense (déjà) de lui. Ses percussions sur le flanc gauche turinois peuvent poser des problèmes aux Madrilènes car ce pendant gaucher de son compatriote Alves bénéficie d’une entente aussi parfaite qu’improbable avec son ailier, le Croate Mandzukic. Ces deux-là devraient offrir une alternative séduisante au duo Alves-Dybala.

Sami Khedira : Et si c’était lui qui faisait la différence ? Banni du Real il y a deux saisons, il est devenu un rouage essentiel dans le nouveau dispositif turinois. Malgré sa lenteur, les Juventini attendront de lui qu’il ait un gros volume de jeu pour faire peser le milieu turinois et un rôle de régulateur pour équilibrer son équipe. Ses couvertures des latéraux devront être à la hauteur de ce qu’il a pu fournir comme prestation cette saison où il s’est imposé comme l’un des meilleurs milieux du monde si ce n’est le meilleur dans son registre.   

Miralem Pjanic : L’ancien Messin devra montrer à quel point le jeune Miré a bien grandi. Dans un rôle plus offensif que son compère allemand, Pjanic a su tirer son épingle du jeu dans le onze du coach Allegri. On peut imaginer que son rôle sera plus défensif pour contenir les incursions du milieu madrilène, mais le Bosnien ne sera pas en reste et pourrait même poser des problèmes à Casemiro de par sa technique soyeuse balle au pied. Attention aux coups de pied arrêtés, spécialité de l’ancien Romain.

Juan Cuadrado : Il n’est pas acquis que le Colombien soit titulaire, ce dernier pouvant faire les frais d’un milieu densifié si Allegri décide d’aligner le Petit Prince Claudio Marchisio. Dans ce 4-2-3-1, il devra faire du Cuadrado : se poser comme un vrai ailier de débordement (comme on n’en fait plus dans le football moderne) devant constamment poser des problèmes à son adversaire direct le remuant Marcelo et étant capable de bons replis défensifs devant Cristiano Ronaldo et… Marcelo ! Un duel chevelu au sommet !

Paulo Dybala : Le facteur X de la Vieille Dame, c’est entre ses pieds que peut se jouer un 3e sacre de la Juventus en C1. Autant dire que la pression est forte autour de l’Argentin qui sera très attendu surtout après sa démonstration devant le FC Barcelone de Lionel Messi en quart de finale aller. Sa relation avec Pjanic, Mandzukic, Cuadrado et Higuain sera la clef offensive des Turinois. Pour l’un des derniers trequartista du football moderne, c’est à Cardiff qu’il devra prendre la succession d’un certain Alessandro Del Piero.

Mario Mandzukic : La « surprise » de la saison a été de le voir jouer sur le côté gauche, lui l’attaquant de pointe dans la tradition des purs numéros 9 des Balkans. Sa mobilité technique, sa vitesse d’exécution et son sens du but seront une fois de plus précieux pour la Juve. Son expérience de ce type des rendez-vous peut faire la différence, lui qui a été buteur à Wembley pour le Bayern Munich en 2013 à ce stade de la compétition.

Gonzalo Higuain : Le goleador argentin est face à son destin dans ce match. Pipita est une véritable machine à marquer, preuve en est son doublé au stade Louis II en demi. Higuain sera encore plus attendu ce samedi face à son ancien club, lui qui a si souvent raté ses grands rendez-vous au Real et avec la sélection argentine. La fin de la scoumoune ? En tout cas, la Juve compte sur lui pour déstabiliser une défense centrale madrilène plus fragile qu’à l’accoutumée !

Real Madrid

Keylor Navas : Le Costaricien va terminer son aventure madrilène par une nouvelle finale de Coupe d’Europe. Ses interventions devront être décisives et rassurantes pour une défense madrilène moins souveraine que l’an passée en C1. Attention à ne pas avoir d’absences comme il a pu en avoir cette saison contre Naples ou encore le Bayern mais pour la première fois depuis longtemps, on a l’impression que le rôle du gardien est moins fondamental au Real.

Daniel Carvajal : A 25 ans, Dani va jouer sa 3e finale de C1 en 4 saisons ! Le latéral formé au club arrive encore à progresser année après année s’imposant comme une référence à son poste. Ses montées et ses centres seront des atouts majeurs des Merengues. Toutefois, ses interventions défensives aériennes, au sol et en un contre un seront à surveiller surtout face à Mandzukic auquel il rend presque 20 cm de moins.

Raphael Varane : Le Français sera titularisé une nouvelle fois avec comme tache de contenir les assauts juventini d’Higuain et Dybala. Sa tendresse dans les duels notamment dans sa propre surface de réparation peuvent couter cher au Real. Il sera précieux pour accompagner la performance de son capitaine Ramos, qui aime ses ambiances de finale.

Sergio Ramos : Le capitaine du Real « aime faire l’actualité » depuis 12 ans, date à laquelle il est arrivé au Real. Il a souvent profité de la Ligue des Champions pour faire parler de lui. Lisbonne, Milan… Cardiff ? Va-t-il être le premier joueur à inscrire trois buts dans trois finales différentes de LDC ? En tout cas, on attend Ramos dans la surface de réparation adverse mais attention à ne pas disperser ses efforts en commettant des erreurs en défense.

Marcelo : Le latéral brésilien est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du Real Madrid cette saison. Ces percées offensives et les caviars distribués à Cristiano Ronaldo lors des tours précédents (quel match face au Bayern !) amènent à dire qu’il sera un rival dangereux pour son compatriote Alves. Les attentes sont donc élevées et le public madrilène souhaite de Marcelo qu’il crée quelque chose chaque fois qu’il a la balle au pied. Par contre, défensivement, il faudra très bien défendre, la Vieille Dame aimant opérer en contre-attaques et quand on connait la rigueur défensive du bonhomme…

Casemiro : C’est le joueur le plus discret de ce onze mais il est quasiment obligatoire pour Zidane de le mettre dans son onze de départ. Dans son rôle de sentinelle, le Brésilien devra récupérer beaucoup de ballons, couper les lignes de passes entre le milieu et l’attaque turinoise et surtout casser le rythme des contre-attaques des hommes d’Allegri. A ce jeu-là, il s’avère être un expert en la matière mais il pourrait pénaliser son équipe en accumulant les fautes. De plus, son jeu court et mi-long laisse à désirer. Mais ce sera son profil de « destructeur » que les Madrilènes souhaitent exploiter

Luka Modric : Le vrai baromètre du Real Madrid. La «Duodecima » est entre ses pieds et son brillant cerveau. Il faudra qu’il fasse parler sa magie pour que Madrid redevienne blanche mais attention à ne pas baisser pied en intensité au cours de cette finale au risque de voir le titre s’échapper. L’attente est très forte autour du Croate ! Oui c’est à un mot près la même appréciation de Luka Modric comparée à celle de l’année passée. Pourquoi changer ?

Toni Kroos : L’Allemand devra comme l’an passé gérer la tenue de balle et la gestion du tempo côté madrilène. S’il a été moins à son avantage l’an passé, Kroos s’est montré un peu meilleur qu’en 2016, avec un visage plus offensif et dangereux tout en restant aussi bon dans le jeu de passes. Face à Khedira, le match dans le match promet d’être cruciale pour la victoire finale.

Isco (ou Gareth Bale) : Le chouchou du Bernabeu a commencé la saison sur le banc avant de gratter de plus en plus de temps de jeu au fil de la saison pour s’imposer comme un titulaire en puissance dans la tête de Zidane. Bon c’est aussi parce que Gareth Bale est fragilisé par les blessures récurrentes mais l’ancien de Malaga devra confirmer qu’il est un joueur capable de se sacrifier pour le collectif dans ces gros matchs avec une grosse activité, un volume de jeu pouvant déstabiliser son vis-à-vis turinois Pjanic. Il a su le faire cette saison au Vicente Calderon contre l’Atlético, pourquoi pas en faire de même face aux Italiens ?

Karim Benzema : Il est peut-être moins prolifique cette saison, il est contesté comme titulaire à Madrid par son coéquipier Alvaro Morata, snobé par Didier Deschamps en Bleu MAIS Karim Benzema est toujours aussi indispensable au Real Madrid. Son entente avec Cristiano Ronaldo sera importante pour trouver les failles du système turinois en défense (s’il y en a) et on ne doute pas de son investissement dans le jeu collectif des Merengue pour mener le Real à la victoire. Un petit but ne ferait pas de mal malgré tout, car c’est par ce biais que l’on se souvient des grand 9 dans un club comme le Real.

Cristiano Ronaldo : Il était sifflé par le Bernabeu en mars, le voici adulé de nouveau par les supporters madrilènes en ce début du mois de juin. Inutile de dire que l’on attend beaucoup du Portugais, qui a brillé face au Bayern en quarts et l’Atlético en demi. Son duel face à Buffon – aux airs de joute pour le Ballon d’Or – sera l’attraction principale des médias. Cependant l’influence de Crisitiano sur le jeu n’est que substantielle tant il semble obsédé par le but et les records. A 32 ans, il a l’occasion comme Ramos de marquer dans trois finales de LDC différentes et de gagner sa 4e finale de LDC. El Bicho sera le commandant en chef de ses troupes et il n’aura pas le droit à l’erreur.

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