Fatoumata Kebe, l’astrophysicienne à la conquete de l’espace

par / Aucun commentaire / 1 août 2019

Considérée comme l’étoile montante de l’astronomie française, Fatoumata Kebe a été désignée en 2018 par le magazine Vanity Fair comme l’une des françaises les plus influentes au monde. Déja reconnue pour sa thèse sur les débris spatiaux, elle est également fondatrice d’une start up qui souhaite marquer son domaine et suivre les traces d’un certain Thomas Pesquet !

Une passion pour l’astronomie

C’est en feuilletant les pages d’une encyclopédie où il y avait des images de planète que je suis tombée amoureuse de l’astronomie. Je voulais travailler avec quelque chose qui avait un lien avec l’espace. Je ne savais pas encore quel métier. C’est en avançant dans mes études que j’ai commencée à faire un tri” explique la jeune malienne qui découvrit l’astronomie dès l’age de 8 ans. Depuis, cette passion n’a jamais quitté la doctorante.

Je savais ce que je voulais faire mais ne connaissais pas le chemin pour y arriver.” Et c’est seule qu’elle parvient à trouver ce chemin envers et contre tous, un chemin qui se nomme “éducation nationale”.

Après l’obtention de ses diplômes, la jeune francilienne se retrouve aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’été de l’International Space University qui lui en donnera l’occasion en 2009, lors d’une soirée à la belle étoile dans le parc de Yosemite : “Quand j’ai vu le ciel, j’étais perdue, je n’arrivais pas du tout à me repérer. Je me suis rendu compte que je connaissais la théorie mais que, niveau pratique, c’était zéro”, se souvient-elle.

A la conquête des débris spatiaux

C’est aussi au cours de ce même été qu’elle choisira sa voie qui en sera sa spécialisation : les débris spatiaux. Sensibilisée aux questions environnementales pendant son Master en mécanique des fluides à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris, l’étudiante vit l’un des cours dispensés à la NASA cette année-là comme une révélation. “Je me suis dit que les débris spatiaux, c’était le top du top, car ça réunissait l’espace et l’environnement”, explique cette scientifique à la conscience écologique affûtée, qui déplore que “l’être humain ne soit pas foutu d’aller quelque part sans salir”.

Une volonté de casser les codes et les préjugés

Engagée, Fatoumata Kebe dit avoir besoin de “concret” pour avancer. En parallèle de ses recherches spatiales, elle met son savoir au service de divers projets beaucoup plus terre-à-terre. Elle a notamment travaillé sur un capteur solaire pour limiter le gaspillage de l’eau dans l’agriculture. Et c’est vers le Mali, pays de ses racines, qu’elle s’est envolée pour travailler à la mise en œuvre de son invention au sein d’une coopérative de femmes.

Une revanche pour celle en qui personne n’a vraiment cru, celle à qui on avait expressément dit qu’elle “n’y arriverai pas” à cause d’où elle venait. Que diraient toutes ces personnes-là en sachant que la jeune de banlieue dispose dorénavant d’une thèse sur les débris spatiaux ?

Lien entre banlieue et astronomie

Pour ne plus que les jeunes de banlieue restent à l’écart de tels domaines, Fatoumata Kebe a créé une association pour parler d’astronomie aux élèves de Seine-Saint-Denis afin de les sensibiliser sur le sujet, mais également pour leur faire prendre conscience que rien n’est impossible et que même si un jeune peut être issu d’un milieu qui n’est pas à son avantage, il peut rêver grand comme Fatoumata Kebe.

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