Dominique Martin Saatenang, l’aigle noir des arts martiaux africains !

par / Aucun commentaire / 12 février 2018

En marge du FADAM en avril prochain, la WANATeam vous présente une légende des arts martiaux africains, à l’origine de ce grand événement en la personne de Dominique Martin Saatenang. Celui qu’on surnomme le « Bruce Lee africain » n’est pas seulement reconnu dans son continent puisqu’il est le premier et le seul Africain à être devenu moine shaolin ! Retour sur le parcours d’une légende martiale.

Dominique Martin Saatenang : du football aux arts martiaux

Né à Bafou dans un village de l’ouest du Cameroun, Dominique n’était pas destiné à devenir maître en arts martiaux. À 8 ans, il montre ses talents de footballeur et joue dans l’équipe de son école élémentaire et ses parents voient en lui un futur espoir pour l’équipe nationale du Cameroun. Ils l’envoient poursuivre ses études au collège à Douala, la capitale économique et c’est la que la passion des arts martiaux frappe le jeune homme. Là-bas, il est accueilli par son oncle qui l’emmènera pour la première fois de sa vie au cinéma. Le premier film qu’il voit est « Opération Dragon », avec Bruce Lee et là, le déclic a eu lieu. C’est après cette révélation qu’il se lance dans le wushu à l’école des tigres noirs, début d’une grande histoire.

Parcours sportif et temple shaolin

« Mon père voulait que je devienne footballeur. Je suis devenu le Bruce Lee africain. »

Durant son parcours de sportif de haut niveau, Dominique Martin Saatenang a participé à de nombreuses compétitions en Asie. Il obtient notamment deux médailles d’argent aux championnats du Monde 2006 de Wushu et une médaille d’or au Festival International de Wushu à Hong-Kong. En 2009, l’UNESCO le récompense pour son parcours sportif sans dopage. Le Cameroun le reconnaît comme l’un des 33 meilleurs sportifs élus au « Panthéon national pour la gloire du Sport Camerounais de 1959 à 2009 ».

En 2011, le Chef Spirituel du Temple de Shaolin le nomme Ambassadeur du Temple de Shaolin afin de lui permettre de promouvoir la culture shaolin partout dans le monde. Dominique Martin Saatenang est le premier noir et quatrième étranger non chinois à avoir été consacré membre du Temple de Shaolin de la 34e génération, sous le nom de Shi Yan Mai par l’Abbé supérieur du Temple Shi Yongxin. Une très grande reconnaissance dans le domaine martial.

Les arts martiaux mais pas seulement

Les arts martiaux ne sont pas le seul domaine où Saatenang excelle. Diplomé d’un master en gestion, il est également un businessman avéré parlant couramment chinois, anglais, français et le bamiléké, une des langues nationales du Cameroun. Il est vice-président de la Fédération des Investissements Chine-Afrique, directeur de la société DMS International Group dont l’objectif est de soutenir la conception, l’étude et la réalisation de projets de coopération entre la Chine, l’Afrique, l’Europe et les États-Unis.

Dominique Martin Saatenang donne des conférences et séminaires sur les questions relatives aux échanges économiques et culturels entre la Chine et l’Afrique (Université Panthéon-Sorbonne à Paris, Université du Havre, CNRS, House of Commons de Londres, Université des Sports de Lituanie, etc.). Il est également professeur honorifique à l’université des Hautes Études Techniques et Scientifique du Shandong.

Une légende des arts martiaux et un homme engagé

Celui qu’on surnomme « l’Aigle noir » montre que le continent africain peut inspirer positivement le monde et ce dans tous les domaines avec l’organisation prochaine du Festival Africain des Arts Martiaux (FADAM) dans son pays natal le Cameroun. Avec ce grand événement qui aura lieu en avril prochain, il aura l’occasion d’entrer encore un peu plus dans l’histoire des arts martiaux.

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