Carnet de vacances : à la découverte de la cuisine égyptienne (3/5)

par / Aucun commentaire / 8 mars 2017

Des membres de la WANATeam se sont rendus en voyage en Égypte pour une durée de 20 jours, le temps pour eux de faire le tour de ce fabuleux pays ! Une expérience riche culturellement que l’on souhaite partager avec nos lecteurs, mais aussi pour mettre en avant ce pays magnifique, riche d’une histoire peu comparable (incomparable ?) d’une mixité culturelle, culinaire, ethnique et religieuse mais aussi un grand pays du Football. Cet article est le troisième d’une série de 5 articles retraçant ce voyage inoubliable, et qui on espère vous donnera envie à vous aussi de mettre le cap au pays des Pharaons. Après deux premiers articles concentrés sur le patrimoine culture antique ou «pharaonique » égyptienne où WANA vous a emmené à la découverte de la Haute-Égypte et de la Nubie, au sud de l’Égypte, mais aussi au Caire, et plus précisément à la découverte des légendaires pyramides de Gizeh. Aujourd’hui, changement d’ambiance puisque l’article portera sur la cuisine égyptienne, une cuisine riche et méconnue du grand public.

Lors de ce voyage nous avons, comme expliqué dans les articles précédents, été amenés à dormir chez l’habitant et donc avons mangé avec la famille qui nous a accueillie. L’occasion pour nous de manger local et de découvrir les spécialités culinaires du pays, mais aussi les habitudes de la population. Les Égyptiens affectionnent le principe de Mezze : comme dans beaucoup de pays en Afrique, tous les plats sont mis sur la table, et les convives piochent dans ce qu’ils souhaitent manger.

La cuisine égyptienne est un mélange de nombreuses spécialités méditerranéennes, grecques, turques et libanaise. Ne soyez donc pas surpris de retrouver du hommos, du taboulé, babaghanouj (purée d’aubergines et de sésame) ou encore des falafels. Les Égyptiens raffolent des soupes et les plus connues sont Mouloukheyya, fait à base de feuille du même nom et Chorbet ads (une soupe de lentilles). La spécialité égyptienne que l’on retrouve dans les restaurants populaires est le Kochery, un mélange de riz, de lentille, de macaronis, de spaghetti et d’oignons frits, avec une sauce tomate assaisonnée à l’ail et quelque peu pimentée. Le pain a aussi une place importante dans la cuisine égyptienne comme dans beaucoup de pays arabes et du Moyen-Orient. On retrouve de nombreux types de pain hormis notre célèbre et inégalable baguette française (un avis qui n’engage que moi) : le Pitta, les pains Baladi et Matlhouh, les Barbari (originaire d’Iran), ou encore le Mankoush.

Concernant nos amis carnivores qui ne peuvent se passer de viande, ils ne seront pas déçus puisque l’on retrouve toutes les spécialités turques ou bien libanaises, c’est-à-dire le chich kebab, la kota, et bien sûr le célèbre Shawarma plus connue sous le nom de kebab ici en France. Poulet, oie et pigeons sont aussi très presents dans la cuisine égyptienne.

Mais notre coup de cœur reste le Mahshi, parfois appelé Dolma notamment en Turquie. Des feuilles de vigne farcies fourrées d’un mélange de riz, d’épice et parfois de viande : un vrai délice que nous avons découvert chez Jana Restaurant à Luxor, où nous allions dîner chaque soir. Un restaurant au cadre relaxant, un peu à l’écart du centre-ville, avec un personnel accueillant. Nous nous sommes liés d’amitié avec le gérant qui nous a fait découvrir diverses spécialités égyptiennes dont le Mahshi mais aussi le pigeon. Nous étions au début dubitatif et appréhendions le fait d’en manger. Au final, nous n’étions pas déçus. Le goût est un peu fort ce qui peut en gêner quelqu’un, mais la farce à l’intérieur et le riz qui l’accompagne sont délicieux.

Bien sûr, pour accompagner tous ces plats, des Égyptiens consomment bien évidemment un thé très sucrée (shay); mais aussi différents jus faits à base de fruit ou de fleurs, notamment le karkadé fait à base de fleur d’hibiscus que les Égyptiens boivent chaud ou froid, comparable au Bissap que l’on consomme en Afrique de l’Ouest. Mon coup de cœur est pour ma part le Sahlab, une boisson chaude à base de lait, de coco, de raisin sec et de cannelle, où l’on rajoute quelquefois du chocolat. Concernant les desserts, on retrouve principalement des fruits et des gâteaux orientaux tels que les Basboussa ou les Baklawa comme au Liban.

L’Égypte est aussi un fabricant de bière forte et de vin, en particulier le rouge et le blanc. La chicha a aussi une place importante dans la culture égyptienne. On en trouve à tous les coins de rue, une des spécialités du pays est de fumer son tabac de cigarette directement dans la chicha contrairement au goût habituel fruité. Les Égyptiens ont l’habitude d’en consommer dès le matin. La chicha est aux Égyptiens ce que le cigare est au Cubain.

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