Egypte-Cameroun : Duel de rois au sommet du football africain !

par / Aucun commentaire / 3 février 2017

Après trois semaines de compétition, le dénouement de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017 sera connu dimanche soir à Libreville. Qui régnera sur le football continental entre les Pharaons d’Egypte et les Lions Indomptables du Cameroun ? La WANATeam vous présente à sa manière le parcours de ces deux mastodontes du football africain au cours de cette CAN. 

Parcours croisés : la parole est à la défense !

Nous attendions l’Egypte à ce niveau de la compétition depuis le début des hostilités. Sept ans après le dernier sacre en Angola, nombreux étaient les observateurs qui doutaient du retour des Pharaons au premier plan y compris dans la population locale. Mais les hommes d’Hector Cuper ont fait le boulot pour arriver à leur 9e finale de la CAN, un record dans le football africain. Cette CAN 2017 n’a pas été une promenade de santé pour autant car les Egyptiens ont réalisé un parcours assez peu spectaculaire. Un nul plus que poussif contre le Mali (0-0), une victoire sur le fil face à l’Ouganda dans les dernières minutes (1-0) et une victoire de prestige sans faire une grande impression face au Ghana (1-0). La phase à élimination directe a été du même acabit avec une victoire arrachée dans les dernières minutes du temps réglementaire face au Maroc (1-0) et cette demi-finale aux tirs aux buts (1-1 a.p ; 4-3) face au séduisant Burkina Faso. Solide défensivement, tactiquement très disciplinée, refusant le jeu, les Pharaons ne brillent que par intermittence ou sur des phases arrêtées mais ça marche ! Un réalisme froid et une maîtrise qui rappelle aux yeux de certains observateurs au catennaccio italien. Comparaison flatteuse ou critique acerbe ?

Nous savions que les Lions indomptables camerounais ont abordé la compétition avec beaucoup d’humilité, acceptant un statut d’outsider quasiment inédit dans l’Histoire du football africain, du moins ces 30 dernières années. Avec un groupe jeune, quasi inexpérimenté sur la scène internationale et amputée de plusieurs joueurs ayant snobé le pays, Hugo Broos a apporté à cette équipe un état d’esprit solidaire et courageux à une sélection qui en manquait. En tous points, il était surprenant de voir le Cameroun arriver jusque là. Un match nul pour débuter contre le Burkina Faso (1-1), une victoire à l’arrachée et avec autorité face aux surprenants Djurtus de Guinée-Bissau (2-1) et un miraculeux match nul face à l’hôte (maladroit) gabonais (0-0). Passé les poules, les Lions sont entrés dans la peau d’un véritable outsider face au favori des pronostics : le Sénégal. Face aux autres Lions (de la Teranga ceux là), le match fermé et nerveux a fait le jeu des Camerounais qui ont réussi à faire la différence aux tirs au but (0-0 a.p; 5-4) suite au raté de la star sénégalaise Sadio Mané. La demi-finale contre le Ghana avait des airs de revanche de la demi-finale de la CAN 2008, mais la revanche n’a pas eu lieu pour les Black Stars car ils ont encore mordu la poussière face à de surprenants et fougueux jeunes Lions (2-0) qui ont plus que réussi leur coup tactique. Pour le jeu, il n y a rien à attendre de cette équipe tant les qualités techniques et offensives du Cameroun ne sautent pas aux yeux. Ce parcours fait penser à celui du Portugal lors du dernier Euro en France. Si les Lions réussissent le même coup que la Selecçao, nul doute que les supporters se contenteront du résultat plutôt que de polémiquer sur le style de jeu.

La clé du match : El-Hadary/Ondoa, duel de gardiens

Cette CAN a été une compétition très défensive et dans ces circonstances, difficile de sortir une individualité au dessus du lot. Mais qui de mieux que les gardiens, chefs de leurs défense, pour incarner l’état d’esprit de leur équipe. D’un côté, nous avons le jeune et talentueux Fabrice Ondoa, 21 ans, gardien de but du FC Séville B prêté par le FC Barcelone. Le gardien camerounais, en manque de temps de jeu, s’est révélé aux yeux de l’Afrique du football en multipliant les exploits pour maintenir son pays dans la compétition et s’est révélé déterminant pour éliminer le Sénégal aux tirs aux buts et garder sa cage inviolée contre les Black Stars ghanéens. Sa popularité a grimpé en flèche, et c’est surtout lui que repose tous les espoirs camerounais de ramener une 5e couronne continentale. Il est tellement “bon” (comme le dit la chanson) qu’il mériterait cette récompense !

De l’autre côté le monument, la Légende, le totem égyptien Essam El-Hadary, 44 ans, 26 ans de carrière (!) et des titres à la pelle, qui en fait l’un des plus grands gardiens du football africain. Et dire qu’il était le gardien remplaçant au début de cette CAN ! Il a profité de la blessure d’Ahmed El-Shenawy lors du premier match pour garder les buts des Pharaons pour la suite de la compétition. The rest is History… le gardien aux 153 sélections a parfaitement tenu la boutique et s’est illustré en demi-finale en sortant deux tentatives burkinabés pour mener l’Egypte en finale. El-Hadary va participer à sa 4e finale de Coupe d’Afrique et il a déjà remporté les 3 finales qu’il a disputé.

Notre avis sur ce choc du football africain

Cette finale sera surement aussi fermée que le style de jeu des deux équipes durant toute la compétition. Une guerre tactique où chaque erreur sera exploitée. Pour avoir une idée de la physionomie du match à venir, il suffit de faire un petit flashback en 2008, date de la finale entre les deux nations où ce sont les Pharaons qui se sont imposés (1-0) grâce au but de Mohamed Aboutreika. Inutile de préciser que celui qui marquera le premier aura de grandes chances de l’emporter ce dimanche.

La WANATeam reviendra en détail sur cette grande finale au cours de ce weekend et vous donnera les attentes autour des équipes, joueur par joueur. Vivement dimanche !

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