En route vers la CAN 2017 : Présentation du groupe C !

par / Aucun commentaire / 11 janvier 2017

La CAN 2017 commence le 14 janvier prochain ! Amoureuse de l’Afrique et fan de football, la WANATeam se devait de mettre en place un dispositif exceptionnel pour l’occasion. Au cours de cette semaine, afin de préparer au mieux la compétition, nous détaillerons chacun des quatre groupes du premier tour. Aujourd’hui, le groupe C avec la Côte d’Ivoire, le Maroc, la République Démocratique du Congo et le Togo !

CAN 2017 : GROUPE C 

Côte d’Ivoire

Présentation de l’équipe

Une des sélections qui comptent le plus de participations à la compétition parmi les 15 autres engagées, la Côte d’Ivoire s’avance surtout en tant que championne en titre de cette 31è édition. Un statut qu’il faudra assumer au Gabon, mais les Éléphants ont les joueurs et le potentiel pour. Afin d’en arriver là, la Côte d’Ivoire a eu fort à faire pour se qualifier en phase finale avec trois matchs nuls en quatre confrontations. Dans un groupe réduit à 3 en raison du statut de pays organisateur du Gabon, les Eléphants n’ont décroché leur qualification que lors de la dernière journée face à la Sierra Leone, après s’être mis en danger par le Soudan notamment. Un parcours qui laisse perplexe quand on sait le niveau et l’ambition de cette équipe. Avec une ligne de quatre en défense de très bonne facture (Aurier-Bailly-Kanon-Traoré) et un milieu à trois entre expérience et jeunesse (très) prometteuse (Seri-Serey Dié-Kessié), les Eléphants semblent armés défensivement pour faire face au difficile groupe C. Seulement, des interrogations subsistent, notamment au niveau offensif. Des joueurs-vedettes sont en méforme à l’image de l’avant-centre Wilfried Bony, en manque de réussite du côté de Stoke City. L’ailier Gervinho sera absent. Enfin, Gradel et Kalou, de par leur expérience feront office de leaders, une première pour eux, pas sûr qu’ils en soient capables…

L’élément clé : Franck Kessié

À vingt ans, l’ancien du Stella Adjamé a réussi une première partie de saison exceptionnelle avec l’Atalanta Bergame. Six buts en seize matches, souvent des buts décisifs, qui permettent à son équipe d’occuper la sixième place du classement italien. Son rendement cette saison impressionne déjà. Moteur de son équipe, il présente le profil d’un joueur complet : fort dans les duels, efficace dans le travail défensif, juste techniquement, il possède une énorme explosivité sur les premiers appuis et se projette vers l’avant efficacement. Son talent ne passe pas inaperçu. Les plus grands clubs européens (Chelsea, Juventus,…) se l’arrachent. Cette CAN est l’occasion pour le milieu de terrain de 20 ans de démontrer qu’il n’est pas uniquement l’avenir de la sélection ivoirienne mais le présent des Éléphants !

Le WANAProno

Le talent des Ivoiriens est indéniable. Les Éléphants, tenants du titre, auront à cœur de défendre leur rang. Objectivement, cette équipe peut prétendre au dernier carré de la compétition.

Maroc

 

Présentation de l’équipe

Pour se qualifier, le Maroc est sorti premier d’un groupe F facile, dans lequel il était favoris. De bons augures pour une sélection qui sort de plusieurs années de disette. L’équipe n’a plus disputé de Coupes du monde depuis 1998 et surtout manqué les deux dernières CAN ! Pour remédier aux problèmes rencontrés par la sélection, (joueurs peu impliqués, problèmes en interne, …), le Maroc a fait appel à Hervé Renard, récent double vainqueur de la CAN avec la Zambie et la Côte d’Ivoire. Avec un secteur offensif amoindri, sans Sofiane Boufal, sans Belhanda et sans le Stéphanois Tannane, les Lions de l’Atlas auront fort à faire pour sortir de ce groupe relevé. Cela étant, les Marocains pourront compter sur des joueurs d’expérience, comme le défenseur de la Juventus, Mehdi Benatia, véritable star de l’équipe et habitué aux grands rendez-vous européens. Le Maroc peut également compter sur des valeurs sûres de la Ligue 1 avec Nabil Dirar et Mounir Obaddi. Si le Maroc arrive à cette CAN affaibli par de nombreuses blessures, il compte néanmoins dans ses rangs de nombreux atouts pour y faire bonne figure.

L’élément clé : Hervé RenardHervé Renard est évidemment l’élément clé de cette sélection. Bien que le Maroc dispose dans ses rangs Mehdi Benatia, l’ancien jour du Bayern Munich, l’actuel joueur de la Juventus n’a pas la même aura en Afrique que son entraîneur. Surnommé le “Sorcier blanc” pour avoir réalisé l’exploit de faire remporter à la Zambie le premier titre de son histoire en 2012, il a également permis à la Côte d’Ivoire d’être sur le toit de l’Afrique en 2015. Hervé Renard, après son échec en L1 avec le LOSC, aura l’esprit revanchard et l’envie de « clouer le bec » à ses détracteurs qui doutent encore de ses capacités d’entraîneur. Nul doute qu’un bon parcours du Maroc passera par sa faculté à motiver ses troupes et à faire des Lions de l’Atlas, à défaut de favoris, une équipe difficile à battre !

Le WANAProno

Le Maroc a des atouts pour sortir de sa poule et atteindre les quarts de finale de la compétition, néanmoins une victoire finale relèvera de l’exploit tant l’effectif est affaibli par les blessures.

République Démocratique du Congo

Présentation de l’équipe

La RDC est un des gros outsiders de cette CAN. Les hommes du sélectionneur Florent Ibenge restent sur une troisième place obtenue en 2015 face à la Guinée. On se souvient surtout du quart de finale contre l’autre Congo. Un scénario de folie : menés à la pause 2 à 0, les Léopards l’emportent finalement 4 buts à 2 et atteignent le stade des demi-finales, une première depuis 1998.

Depuis, l’équipe marche sur l’eau. Elle finit notamment première de son groupe de qualification pour la CAN 2017 avec 5 victoires et 1 défaite, les Léopards sont aussi en tête de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 2018 après 2 victoires en autant de matchs et cerise sur le gâteau en 2016, les locaux ont remporté le Championnat d’Afrique des Nations au Rwanda !  L’équipe peut compter sur un super esprit d’équipe et des joueurs toujours motivés à porter le maillot de leur pays. Néanmoins, un absent de marque est à déplorer pour la compétition, le Toffee d’Everton Yannick Bolassie. La star de l’équipe est blessée et manquera cruellement à son équipe pour réaliser l’exploit de remporter cette CAN. Un trophée qu’ils n’ont pas remporté depuis 1974 !

L’élément clé : Cédric Bakambu

Après une première saison à Villarreal prometteuse et réussie avec notamment 9 buts en 13 matchs d’Europa League et 12 buts en Liga, Bakambu était une des révélations espagnoles de la saison dernière. Une belle surprise pour Villarreal qui ne s’attendait pas à une adaptation aussi rapide de la part du Léopard. Opportuniste, profitant d’une vitesse de course et d’un bon sens du placement, Cédric Bakambu compte bien démarrer 2017 sur les chapeaux de roue après un début de saison miné par les blessures. L’absence de Yannick Bolasie fait donc de Bakambu l’arme numéro 1 des Congolais, qui comptent sur lui pour faire la différence dans le secteur offensif et porter une sélection qui ne demande qu’à briller.

Le WANAProno

Tombé dans un groupe assez relevé, le RD Congo a largement ses chances pour sortir des poules. Dans un groupe où seul le champion en titre ivoirien semble en principe se détacher, les Léopards peuvent atteindre le dernier carré, comme il y a deux ans voire mieux.

Togo

Présentation de l’équipe

Le Togo participe à cette CAN en qualité de second meilleur deuxième des phases qualificatives, soit avec rien qui puisse réellement garantir des certitudes sur le niveau de jeu de l’équipe. Ajoutez à cela une élimination dans la course au Mondial 2018 et vous avez des Eperviers qui ne sont au mieux de leur forme. Claude Le Roy, le sélectionneur national, a signé son contrat pour une qualification à la CAN 2019, autant dire que cette année, ce n’est que du bonus pour “le sorcier blanc” et ses hommes. Il s’agit là certainement de leur principale force. Absente de la CAN 2015, la sélection togolaise garde toutefois un bon souvenir de sa dernière participation à la Coupe d’Afrique en 2013. Dans un groupe aussi relevé que celui de cette année, les Adebayor & Co étaient sortis derrière la Côte d’Ivoire mais devant la Tunisie et l’Algérie. Une bonne expérience à renouveler en 2017 ! Les Togolais possèdent deux forces en eux : ils n’ont rien à perdre et l’expérience. L’expérience de Claude Le Roy, mais également d’une génération qui joue certainement sa dernière compétition internationale. Un baroud d’honneur pour Agassa, Mamah Gafar, Romao et Adebayor.

Elément clé: le niveau de forme de Kossi Agassa et d’Emmanuel Adebayor.

Kossi Agassa et Emmanuel Adebayor, les deux pièces maîtresses de la sélection togolaise depuis plus de 15 ans, sont aujourd’hui au crépuscule de leur carrière. Le plus inquiétant étant qu’ils sont tous les deux sans club depuis 6 mois ! Si Claude Le Roy continue de leur faire confiance, il regrette toutefois leur manque de compétition. Il dira pour son gardien de but : « Même s’il est toujours là avec un bon niveau, il manque de compétition. C’est pénalisant pour lui et pour nous. Mais c’est un grand gardien, un gardien de grande expérience sur lequel on peut compter ». En ce qui concerne son attaquant vedette, le technicien Breton lui a imposé un travail individuel intense pour être en forme pour la CAN : « On a besoin d’Adebayor à tous points de vue […] Il est assidu à tous les entraînements et tant qu’il sera comme ça, ce sera parfait. Je pense aussi que psychologiquement, il est important dans le groupe ». Il y a quelques semaines, le numéro 4 des éperviers avait mis sa participation pour la CAN en doute tant qu’il n’avait pas de club : « il s’agit d’une équipe nationale. Et elle doit aller à la CAN avec les joueurs en forme […] Si je ne suis pas prêt, pourquoi y aller ? » En espérant que cette déclaration ne soit pas prémonitoire de mauvaises prestations pour Adebayor.

Le WANAProno

Dans le groupe C, le Togo fait office de Petit Poucet. Les Eperviers devront compter sur un faux pas du Maroc et/ou de la Côte d’Ivoire pour espérer sortir de la phase de poule. Si l’ancienne et l’actuelle sélection d’Hervé Renard ne flanchent pas, les chances seront alors minces pour les coéquipiers de Romao.

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