Bolewa Sabourin, l’artiviste au service du monde !

par / Aucun commentaire / 26 février 2019

Danseur homme d’art et militant engagé, Bolewa Sabourin a fait de l’art une source de motivation et d’inspiration en mettant ses dons au service des autres, à travers son association Loba. Partons à la découverte d’un homme au parcours atypique.

La rage de vivre le fil conducteur d’une vie

« Fais de ton corps une machine ; de ton cerveau, une arme ; de ton cœur, un art ; et de ta vie une œuvre. » C’est cette puissante devise qui avait marqué le public lors des TedX Champs-Élysées. éducation une devise que Bolewa Sabourin s’applique à lui même. « La danse est ma rage de vivre, mon premier langage (…) C’est le fil conducteur de ma vie, mon médicament, ma solution » contre tous les maux de la vie.

Né à Paris d’un père congolais et d’une mère rochelaise, il grandit au Congo jusqu’à l’âge de 6 ans. en se construisant autour d’une double culture, il deviendra un homme grand et fort qui se forgera seul mais avec l’aide des autres.

Du tout Congo jusqu’à sa « rage de vivre » Bolewa Sabourin se heurtera à un parcours semé d’embûches. Après un échec à l’obtention du baccalauréat, il s’éloigne du système scolaire, il co-crée Cité en mouvement, et participe aux collectifs « Stop le contrôle au faciès » et « Jeudi Noir ». Il prend des responsabilités dans un mouvement politique visant l’amélioration de la vie des jeunes en cité.

La (re)découverte du Congo et de l’Afrique

Mais l’Afrique a toujours attiré le jeune homme aussi bien positivement que négativement « J’en avais marre qu’on me renvoie sans cesse à l’Afrique, dont je n’avais que des souvenirs, lointains et vagues, même si je me sens profondément africain. » C’est alors qu’il retourna au Congo auprès de sa grand-mère mais malheureusement les retrouvailles ne se passèrent pas comme prévu. « Là-bas aussi, j’avais l’impression de ne pas être à ma place ».

Il décide donc de quitter le Congo mais de faire 10 pays d’Afrique avant de rentrer en France. Cameroun, Sénégal, Côte d’ivoire… une expérience qui forgera le jeune homme. « Livré à toi-même, tu ne peux pas y échapper. Tout ce que tu n’as pas le temps de traiter au quotidien te revient en tête. » Pendant tout son périple, il consigne par écrit ses aventures et ses réflexions. Mais c’est sur l’île de Gorée, qu’il se prend « une claque » en découvrant le passé esclavagiste de la Rochelle. « J’étais donc à la fois nègre et négrier. » Il veut comprendre.

Retour en France et transformation

En rentrant d’Afrique il se motive pour reprendre des études, persuadé qu’il lui manque encore des concepts et des références théoriques pour renforcer le pouvoir d’agir qu’il a déjà au sein des organisations dans lesquelles il s’engage. Et c’est là que sa transformation démarre, la seule chose qui l’intéresse, c’est d’avoir de l’impact : « Si j’arrive à toucher rien qu’une personne, je suis tranquille ! » Il s’inscrit en Master de Sciences Politiques à la Sorbonne grâce à la validation des acquis de l’expérience qu’il obtiendra en 2016.

Fidèle à sa devise, il sculpte son corps et aiguise son esprit : il dévore des livres aux thématiques variées ; il danse (hip-hop, danse congolaise) et s’entraîne (yoga, crossfit). Il supprime aussi toute substance qui peut « altérer son jugement ». Une ligne de conduite qu’il s’impose aussi pour continuer d’inspirer les jeunes.

Son principale objectif dorénavant est d’utiliser la danse comme un « artivisme », « une médecine alternative, une manière de réparer les esprits »En parallèle des cours et des ateliers de danse qu’il développe avec ses complices de l’association Loba   signifie exprime-toi  en lingala  il se consacre à la construction d’un projet, en lien avec la fondation du Docteur Mukwege pour aider les femmes victime de violences sexuelles.

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