L’Assemblée annuelle de la BAD à Ahmedabad… en Inde !

par / Aucun commentaire / 30 mai 2017

La WANATeam revient sur l’assemblée annuelle de la Banque africaine de Développement (la BAD) qui s’est tenue le 22 mai dernier dans l’une des principales villes indiennes Ahmedabad sur le thème « Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ». Cette 52eme assemblée a mis l’accent sur une progression globale de l’Afrique dans le monde agricole pour prévenir des risques de famine.

Pourquoi l’Inde a accueilli la BAD

Le choix de l’Inde comme pays hôte pour cette 52ème assemblée de la BAD n’est pas dû au hasard. Nous savons tous que l’Afrique, avec ses matières premières et ses ressources ne cesse d’attirer les regards de tous les pays du monde que ce soit les pays développés comme la Chine. C’est le tour des nations émergentes de souhaiter exploiter le potentiel du sous-sol africain qui est encore loin de son maximum. L’Inde depuis les années 2010, en multipliant diplomatie, conférence, aide et assistance technique en espérant imiter le concurrent chinois.

Thèmes abordés

Pour cette 52eme assemblée le thème principal était bien évidement l’Afrique et plus précisément comment « Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique », un thème qui se veut dans la lignée de ce qu’a pu faire l’Inde avec la célèbre « révolution verte » qui a sauvé des millions de personnes de la famine, et qui illustre l’importance de l’agriculture vis-à-vis d’autres secteurs; ainsi que son importance dans les efforts déployés en Afrique pour réduire la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire et la transformation des économies.

Les autres points abordés seront les principales créations de la Banque, à savoir les activités des agri-preneurs, une initiative à l’échelle du continent, lancée pour attirer les jeunes diplômés vers l’agriculture en tant qu’activité lucrative.

Historique

Le premier sommet Inde-Afrique, qui remonte à 9 ans maintenant, annonçait déjà la couleur de la part de l’Inde où le Premier ministre indien avait promis de multiplier par deux sa ligne de crédit aux pays africains, en plus des accords d’assistances techniques, les contrats avec les multinationaux indiens comme Bharti Airtel, ArcelorMittal, Essar Steel, Coal India, Vedanta Resources, Varun Industries, Jindal Steel and Power, Apollo Tyres; sans oublier le géant groupe Tata qui était déjà présent en Afrique depuis la période des indépendances africaines.

La stratégie indienne

Dans son besoin de matières premières pour alimenter ses industries toujours fleurissantes, et dans le souci de trouver de débouchés pour sa production industrielle, l’Inde s’est appuyé sur le Maroc. Grand partenaire économique de l’Inde, le royaume entretien de très bonnes relations économiques avec l’Inde à cause de sa longueur d’avance qu’elle soit technologique et ou financière qu’il a sur les autres pays. Le retour du royaume dans l’Union Africaine le 30 janvier passé, après avoir choisi de la quitter en 1984, ne laisse pas les analystes économiques indifférents. Les analystes laissent même présager que ce retour peut marquer un tournant dans le développement du continent.

Une Union Inde-Afrique ?

Intitulé « Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique », le thème de cette 52ème assemblée annuelle de la Banque Africaine de Développement illustre clairement l’utilité que peut être l’Inde pour le continent qui n’arrive pas à assurer une sécurité alimentaire permanente de ses habitants. L’Afrique aura également à gagner dans ce partenariat avec le quatrième producteur agricole mondial dans le transfert de technologie pour les industries agroalimentaires mais aussi dans le textile, la communication, les produits pharmaceutiques, la sidérurgie… Ainsi, l’Inde veut se différencier de son concurrent chinois pour accéder aux matières premières du continent africain par le transfert de technologie.

Un partenariat qui peut être bénéfique pour l’Afrique avec l’agriculture qui pourrait amener un second souffle au continent et sauver des vies de la famine mais également pour l’inde qui pourrait promouvoir sa « révolution verte » tout en laissant à l’Afrique la liberté de se développer.

Laisser un commentaire