« Africa Riding » : roulez jeunesse africaine !

par / Aucun commentaire / 5 avril 2019

La websérie « Africa Riding », réalisée pour Arte par Liz Gomis et Aurélien Biette, donne la parole à de jeunes urbains du continent africain. Ceux-ci ont la particularité de conquérir leur liberté à bord d’un skate, sur des rollers ou encore à vélo !

 Huit épisodes, huit portraits !

Sous ce format de huit épisodes courts de plus ou moins huit minutes, la série s’avère aussi dynamique que les personnages auxquels elle s’intéresse. Huit épisodes concentrés sur huit personnes au quotidien particulier. Dominique, Chance, Modou, Jackson, Marion, Mika, Karim et Ibrahim sont à leurs manières les représentants de l’Afrique d’aujourd’hui. Une Afrique jeune, connectée, qui bouge et qui n’a plus peur de casser des codes. Du moins les codes qui constituent les clichés qui lui incombent.

Une Afrique également en quête de liberté, celle de l’esprit. C’est sur un skateboard, à bicyclette ou en roller que ces hommes et ces femmes s’approprient cette liberté. Encore à ses balbutiements sur le continent africain, la culture « rider » fait figure de curiosité dans des sociétés encore conservatrices à certains égards. A roulette, vivre de ses rêves, s’émanciper intellectuellement, exprimer son art ou encore s’évader d’une réalité précaire via le sport sont alors permis.

Une jeunesse qui roule vers une Afrique meilleure.

Que ce soit à Accra, la capitale du Ghana, au Sénégal, dans un bidonville de Kampala ou dans un skatepark près de Kigali, pour ces huit personnages l’idéal est le même : exister pleinement ! Si leur passion fait d’eux des curiosités pour leurs compatriotes, ils ne demeurent pas moins motivés à imposer leur mode vie décomplexé. En parfait « hustle-preneurs », comme Chance et ses amis, nos huit héros roulent sans fin mais pas sans but. A toute allure, nos héros se battent pour l’émancipation intellectuelle et celle des femmes, comme ils tentent de relier les liens sociaux de leurs communautés.

Si Mika sillonne les rues de sa ville à la recherche de points de vue pour mieux observer la société rwandaise et la dépeindre, Modou, se définit comme un artiviste qui tente de faire évoluer les mentalités par la culture et l’art. En Afrique de l’est comme ailleurs, une rampe au beau milieu d’une plantation de canne à sucre peut parfois se transformer en un parc garant de la paix sociale. Sans oublier toutes ces cascades et autres figures artistiques effectuées aux pieds des établissements publics qui comme un symbole représentent la voix d’une jeunesse qui aspire a plus de libertés.

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