Ouverture de la 19eme édition du festival du cinéma africain !

par / Aucun commentaire / 19 juillet 2016

Le samedi 16 juillet 2016 le rideau a été levé à Khouribga au Maroc pour la 19eme édition du Festival du Cinéma africain sous la présidence de sa majesté le roi Mohamed VI.

Khouribga ou la cité aux phosphates à l’heure cinématographique

Depuis sa première apparition en mars 1977 le festival du cinéma africain a toujours su être un endroit de partage, de confrontation d’idées avec des conférences et débats dans l’univers du 7ème art.

Un événement marquant pour le continent africain qui a pour but de promouvoir les récentes productions cinématographiques qui, comme chaque année, a lieu dans cette cité minière considérée comme la plus importante zone de production de phosphates au monde d’où le surnom de la cité aux phosphates.

Mais pour l’heure c’est le 7ème art qui prime.

Hommage & Projection

La cérémonie d’ouverture de cette édition, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été marquée par un vibrant hommage au cinéma tunisien à travers son icône le réalisateur Tahar Chériaa, considéré parmi les figures de proue du cinéma africain.

Pour continuer sur l’hommage de cette figure emblématique du cinéma africain, la cérémonie d’ouverture a également été animée par la projection du film “Tahar Cheriaa, à l’ombre du Baobab” de son réalisateur Mohamed Challouf, qui représente le portrait de ce qui est l’un des chefs d’œuvre du cinéma africain pendant un peu plus d’une heure, de ce pionnier incontestable du panafricanisme cinématographique et fondateur des journées cinématographiques de Carthage, premier festival de cinéma en Afrique et dans le monde arabe en 1966.

Jury, films en compétition

Le jury de la compétition officielle, présidé par le philosophe français Edgar Morin, comprend le réalisateur marocain Yassine Fennane, la journaliste marocaine Aicha Akalay, la journaliste tunisienne Houda El Amri, l’actrice burkinabè Maimouna N’Daye, la productrice italienne Rosanna Sergin et le Guinéen Mama Keita.

Jury du festival du cinéma africain

Parmi les films en compétition figurent, notamment, «La route d’Istanbul» du réalisateur et producteur franco-algérien Rachid Bouchareb, «Dicta Shot» du Tunisien Mokhtar Ladjimi, «La lune est tombée» du Guinéen Gahité Fofana, «Avant la cohue de l’été» de l’Egyptien Mohamed Khan, «Fille de sa mère» co-réalisé par les Burkinabés Carine Bado et Armel Sawadogo, «Starve your dog» «A mile in my shoes» et «Fidaa» respectivement des réalisateurs marocains Hicham Lasri, Said Khallaf et Driss Chouika, et «Le retour du Roi» de Roger Nahum (Bénin-Maroc).

Films en compétition

Films

Pays

La route d’Istanbul Franco-Algérien
Dicta Shot Tunisie
La lune est tombée Guinée
Avant la cohue de l’été Egypte
Fille de sa mère Burkina Faso
Starve your dog Maroc
A mile in my shoes Maroc
Fidaa Maroc
Le retour du Roi Bénin-Maroc

La question du scénario dans le cinéma africain

Lors de cette 19ème édition le cas du scénario dans le cinéma africain sera mis en avant dans le cadre d’une conférence où y prendront part plusieurs personnalités et professionnels du monde du 7ème art, dont le réalisateur, producteur et scénariste sénégalais Mansour Sora Wade, le réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo et le jeune scénariste et réalisateur marocain Hicham Lasri.

C’est une question intéressante à soulever car en ayant regardé plusieurs films africain et en les ayant analysé nous pouvons a certain moment dire que le scénario sont assez réaliste et pour les différents types de films que nous pouvons balayer les réalisateurs mettent en avant les différents problèmes qui se passe sur le continent mais on a parfois l’impression que les scenarii se font sur des choses du passé et ne parlent pas assez du présent. Il faudrait que les scenarii soient adaptés à l’époque actuelle (en tout cas de notre point de vue). Hormis cela le cinéma panafricain a montré qu’il avait de quoi faire valoir ses qualités reste la réalisation à améliorer.

Rendez-vous le 23 juillet pour faire le bilan de ce 19ème Festival du cinéma d’Afrique.

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